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MAIRIES, MAIRES et communication municipale
les Mairies C’est la Loi du 14 décembre 1789 qui transforme la commune en cellule administrative de base. « Il y aura une municipalité dans chaque ville, bourg, paroisse ou communauté de campagne ». C’est ainsi que vont être créées 44000 communes correspondant pour la très grande majorité d’entre elles aux anciennes paroisses. La Révolution se voulant laïque, les Députés décident, très vite, que les formalités de l’état civil (mariages, naissances, décès) sont désormais du ressort du Maire et non plus du curé. Et, plus que jamais, il est rappelé les termes d’une circulaire de 1788 selon laquelle le Conseil de Commune doit tenir un registre de ses délibérations et se trouver un local pour y tenir les réunions et déposer les archives. Plus facile à dire qu’à faire ! Car il faut bien dire que rares sont les villages disposant d’un patrimoine immobilier comme rares sont les endroits où le curé n’est pas la seule personne sachant lire et écrire. Dès lors, on se rend vite compte qu’il y a loin entre les attitudes radicales des représentants dits « du peuple » et l’attachement quasiment viscéral de chaque habitant à l’identité religieuse de son coin de territoire. Et si à Torcy, du fait de la proximité avec la capitale, on est plutôt enclin à considérer avec bienveillance les idées révolutionnaires, il ne faut pas pour autant bousculer l’ordre ancestral des choses. Monsieur le Curé reste donc un personnage influent et on est bien content de se voir mis en prêt, par l’Evêché, une salle du presbytère de la Grande Rue pour y installer la première salle communale de Torcy. Tout comme d’en disposer d’une seconde quelques années plus tard pour y instaurer la première salle d’école. Cette « première » mairie va rester opérationnelle durant près d’un demi siècle.
 
(ci dessus G) La première "mairie-école-presbytère" de la Grande Rue. (D) La première véritable mairie construite en même temps que l'Eglise et le presbytère. (ci dessous G) Cette même mairie, mais dans les premières années du 20è siècle après qu'on lui ait adjoint un bâtiment administratif annexe (D) Vue aérienne de Maison Blanche, demeure bourgeoise de la rue de Paris qui devient la seconde mairie en 1966
 
 
(dessus G) Maison Blanche avant qu'elle ne devienne Mairie. (D) La seconde mairie vue de l'arrière avec sa fameuse rotonde sezrvant alors de salle du Conseil Municipal (dessous G). Lorsque Maison Blanche sera détruite pour faire place à une Résidence pour Personnes Agées, le principe de la rotonde va être gardé comme lien avec le passé. A cette seule différence près qu'elle sera sur la face avant (et non plus arrière) du bâtiment (voir maquette ci dessous D). (plus bas G) Les travaux de construction de l'actuelle mairie et (droite) une vue générale de celle-ci avec, sur la gauche, une sculpture réalisée par le torcéen Christian Anastase et représentant une baleine avec son poisson pilote.
 
 
Elle va être remplacé en 1855, par un bâtiment construit en même temps que la nouvelle église et situé en bordure de la rue de Paris derrière « une élégante grille clôturant un parterre jardinier d’excellente facture ». La seconde Mairie de Torcy, bientôt agrandie, au tournant du 20è siècle, d’une annexe latérale (dans le même temps une construction de même nature est ajoutée au presbytère de l’autre côté de la place de l’Eglise. Celle-ci va servir jusqu’à la seconde moitié des années 1970 de « bains douches publics ») va régler les affaires municipales jusqu’en 1965. A ce moment, le développement de la ville, son accroissement démographique comme l’amplification des compétences communales imposent de trouver un autre endroit. La rue de Paris étant devenue l’axe principal de la ville, les recherches s’organisent dans ce secteur. Après avoir un moment évoqué l’idée d’acquérir le château des Charmettes, la municipalité porte son intérêt sur une belle demeure bourgeoise du début du siècle, Maison Blanche. Une des particularités architecturales de cet édifice qui devient en 1966, la troisième mairie de Torcy, est, sur sa face arrière, une « excroissance » hexagonale dont la légende, et probablement la réalité, veut qu’elle ait eu cette forme afin de correspondre à celle d’un magnifique parquet en bois exotique en provenance du pavillon d’Argentine de l’exposition Universelle de 1889. Cette salle, la plus belle de l’édifice et qui donne sur un magnifique parc, vestige de l’ancien château, va servir de salle des Mariages et de salle du Conseil Municipal. En moins de 20 ans, du fait de l’arrivée de la Ville Nouvelle et de l’explosion démographique lui étant liée, Maison Blanche va vite s’avérer trop petite pour accueillir tous les services municipaux d’une ville devant compter, à terme de développement, près de 24.000 habitants. Cela est si vrai que la salle du Conseil Municipal est transférée, en 1982, dans l’ancienne école des garçons de la place de l’église. C’est ainsi qu’en 1986 est inauguré l’actuel hôtel de ville construit, clin d’œil de l’histoire, dans les limites de l’ancien lieu-dit « le grand hôtel », celui là même déjà mis à contribution, plus d’un siècle auparavant avec la construction de l’église et de la seconde mairie. Que sont devenus les anciennes mairies ? La première, la salle du presbytère, est aujourd’hui une maison d’habitation fort bien réhabilitée. La seconde de la rue de Paris est un poste de police. La troisième n’existe plus. A sa place s’élève une résidence pour personnes âgées dont la construction révèle sur la face avant (et non plus arrière) une avancée hexagonale destinée à réaccueillir le fameux plancher de Maison Blanche, a été construite en pure perte puisque durant les travaux, le précieux bois a disparu, par erreur, en fumée. Le parc de « Maison Blanche » ou de l’ancienne mairie est devenu, en 2004, celui des Droits de l’Enfant.
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Les différents maires de Torcy Le mot « Maire » trouve son origine au 11è siècle avec le terme « maior » qui désigne le « représentant du domaine, celui qui administre le village pour le compte du seigneur ». Puis selon les époques et les lieux, les maires sont appelés syndics, pairs, échevins ou conseillers. En fonction des régimes, ils sont élus ou, le plus souvent, désignés par le Pouvoir ou ses représentants locaux dont, à partir de 1800, les Préfets qui, si l’on en croit leurs nombreux rapports au ministre de l'Intérieur, se plaignent de ne pas trouver le personnel qualifié pour assurer une telle fonction. On décide donc de prendre le moins bête ou le moins ignorant. Il faut attendre 1848, avec l’élection du maire au sein d’un Conseil Municipal élu au suffrage universel1 pour que la fonction ressemble à celle d’aujourd’hui.
S’il est très difficile de savoir qui procédait aux destinées de Torcy sous l’Ancien Régime ou dans les premières années du 19è siècle, nous avons, par contre, une connaissance exacte des maires torcéens depuis 1831. Ainsi se sont succédés….
| 1831 - 1837 |
Guillaume Lefebvre |
1887 |
Charles Berthaux |
| 1837 - 1844 |
André Philippets |
1888 - 1900 |
Jean Baptiste Bardin |
| 1844 – 1848 |
Louis Bourgeois |
1900 – 1908 ou 1914 |
Alphonse Duval |
| 1848 - 1868 |
Edouard Picquemard 2 |
1908 ou 1914 - 1941 |
Louis Broc |
| 1868 - 1869 |
Eugène Escribe |
1941 - 1977 |
Guy Chavannes 4 |
| 1869 - 1871 |
Jean Baptiste Débédé |
1977 - 1989 |
Lucien Mayadoux |
| 1871 - 1874 |
Eugène Benoït |
1989 - 1995 |
Gérard Jeffray 5 |
| 1874 - 1878 |
Jean Marie Labrousse |
1995 - … |
Christian Chapron |
| 1878 - 1887 |
Charles Lips 3 |
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1 Suffrage universel : Il ne sera vraiment universel qu’en 1945 avec le vote, pour la première fois, des femmes lors des élections municipales. Avant le suffrage universel, les Conseils Municipaux étaient élus au suffrage censitaire. Le « cens » est, à l’origine, une redevance annuelle fixe due par un tenancier à son seigneur pour l’exploitation d’une terre. Cet impôt initialement payé en nature va progressivement devenir un impôt en argent que la Révolution Française va associer au droit de vote, justifiant l’éviction des plus pauvres par un besoin d’instruction minimale pour comprendre et faire de la politique. Le « cens » devient donc le « sésame » pour être électeur et éligible (dans ce dernier cas, il faut payer trois fois plus d’impôts que pour être électeur). Il est évident qu’une telle contrainte de fortune limite le collège électoral. A titre indicatif, il est, en 1814, pour la France entière, de 90.000 personnes. Une baisse des seuils en 1830 va le porter à 241.000. Mais que ce soit 90 ou 241.000, peut-on réellement dire que ces électeurs ou élus soient véritablement représentatifs de la société française de l’époque ? 2 Edouard Picquemard est, à la fois, le premier Maire élu par un Conseil Municipal lui même issu du suffrage universel et aussi celui dont les « réélections » ultérieures seront dues (comme partout en France) à la désignation arbitraire du Préfet. Un procédé qui restera en vigueur jusqu’en 1871, date du retour définitif du maire élu par ses conseillers. 3 Charles Lips, sera le premier Maire de Torcy a être réélu, en 1884, au bénéfice de l’age après trois tours de scrutin. 4 Alors qu’à la Libération, nombre de maires sont révoqués pour conduite sujette à caution durant l’Occupation, Guy Chavannes, du fait de ses actes de résistance, est maintenu à son poste. Il est, d’autre part, le maire torcéen ayant, à ce jour, le plus long mandat municipal en tant que tel (36 ans). 5 Gérard Jeffray est le premier maire torcéen dont l’élection a été contesté par son adversaire. Il est aussi le premier à voir son élection annulée après 17 mois d’exercice de mandat puis à être réélu lors de nouvelles élections (1990).
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La communication municipale ...
.... dans le sens actuel du terme (c’est à dire un budget spécifique à des actions visant à informer la population sur ce qui se passe, au niveau municipal, dans sa commune) est une initiative relativement récente à Torcy puisque le premier magazine d’information remonte à 1967 (ci-contre). Encore magazine est-il un bien grand mot pour une parution annuelle tenant plus de l’annuaire-guide que du journal. Jusqu’à la fin des années 1970, cette parution annuelle reste la règle. Dès 1980, elle est complétée de façon irrégulière, tant dans le format, la mise en page ou la périodicité, d’un document, « Torcy Flash », s’attachant à coller à l’actualité municipale. Puis « Torcy Flash » va devenir, en 1982, suite à la création d’un Service d’Information Municipale, un mensuel. En 1989, il va faire place, pour quatre numéros, à « Torcy Evènement, » au format tabloïd (style « Le Parisien »). En 1991, le format tabloïd reste la norme et le nom devient « La Petite Gazette ». Elle est complétée, tous les trimestres, d’une revue « Le Magazine », privilégiant des articles de fonds permettant de découvrir soit des services de la ville, soit les talents particuliers de torcéens ou bien encore l’incidence sur la vie locale de projets nationaux, régionaux ou départementaux. En 1993, afin de coller à la nouvelle identité visuelle de la commune (voir l’article sur le logo), le journal rajoute au noir et blanc initial, le vert symbolique de la ville. La pagination s’agrandit et le titre devient « La Gazette ». En 1995, dernière modification, elle devient une revue de format A4 et, quelques mois plus tard, change sa typographie puis passe à la quadrichromie. (ci dessous, les différentes étapes du journal municipal jusqu'à ce jour)

 
  
... ET Le Logo
« Présenté officiellement en Octobre 1992, (le logo) est désormais chargé d’être le vecteur de communication et de promotion de la ville vers l’extérieur en dynamisant encore plus l’image de la ville. Le choix de ce logo résulte d’une vaste consultation populaire (et d’un choix à faire) parmi six projets présentés au public pendant plus de deux mois dans le Hall de l’Hôtel de Ville. (Le logo retenu) est fédérateur et facilement reconnaissable, il reflète le renouveau urbain de la Ville Nouvelle tout en n’oubliant pas le vieux village. Sa couleur verte et l’incrustation de la feuille ne sont pas sans rappeler l’importance de la nature et l’environnement au sein de Torcy. Les petites vagues dans la base du « T » associe également l’eau à ce thème de la verdure. Quant à la forme de la feuille elle même, semblable à une voile de bateau, elle évoque la Base de Loisirs. Sa structure graphique est solide et forte ….(Tous ces éléments sont dans le droit fil d’un) sondage réalise auprès des Torcéens afin de savoir quelle est l’image qu’ils ont de leur ville et quels sont, selon eux, les éléments qui la caractérisent. (Cette enquête) a permis de découvrir que Torcy était vécue comme une ville résolument tournée vers l’avenir, moderne et active, qui ne renie pas pour autant ses racines anciennes de vieux village tout en respectant l’importance du cadre de vie. Certains parlent même d’une ville à la campagne où il fait bon vivre, d’une ville ouverte sur la nature. Ce sont tous ces éléments qui ont été confiés à six agences de communication et de design….(deux mois plus tard) près de trente esquisses ont été proposées aux Elus qui en ont retenus six, (lesquelles ont) été soumises au choix de la population…. (Quant au blason, il) gardera le rang qui est le sien. Reflet de notre passé, il est conservé pour valorisé notre héritage historique. » (extrait d’un article paru dans « Le Magazine » d’octobre 1992)
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