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MASCARET (Allée du)
Haute vague qui remonte un fleuve au moment de la marée et qui refoule le courant de celui-ci. En France, elle se produit dans la Basse Seine, à toutes les grandes marées de syzygie (époque où il y conjonction ou opposition d’une planète ou de la lune avec le soleil), la barrant entièrement et remontant avec rapidité jusque vers Caudebec où elle atteint deux mètres de haut. A l’étranger, le mascaret est d’une énorme violence dans les estuaires de l’Amazone et du Gange.
MAUBUEE (Val, Parc, Etang, Ru)
Nom générique issu du ru Maubuée. Il y a plusieurs explications en ce qui concerne l’origine du nom. Cela peut être une particularité climatique lié à la présence de brouillard, le « val des mauvaises buées ». Une autre approche est le parallèle avec l’orthographe trouvé dans un « Terrier » du 16è siècle : « maubiez », et où le « biez » a la signification d’un cours d’eau faisant fonctionner la roue d’un moulin. Une explication trouvant son bien fondé de par la présence du moulin dit de « l’arche guédon ». Ceci étant, il semble que la première explication soit la bonne car l’existence du moulin n’est attesté qu’à partir du milieu du 17è siècle.
MELIES (Passage Georges)
Maries-Georges-Jean Méliès est né à Paris le 8 décembre 1861. Fils de commerçants, vendeurs de chaussures, il est destiné à reprendre l'entreprise familiale. Il fait très tôt preuve de qualité en dessin et notamment en caricatures. Il commence ses études au Lycée Impérial de Vanves, puis au Lycée Louis le grand où il rencontre Maurice Donnay. Il obtient son baccalauréat en 1880 et part faire son service militaire. il a alors vingt ans. Il découvre la prestidigitation en Angleterre dans les années 1883. Il reprend, en 1884, l'usine paternelle (dans laquelle il sera machiniste) mais l'abandonne quelques mois plus tard après avoir vendu sa part à ses deux frères. Entre temps, il a fait quelques spectacles à la Galerie Vivienne et au Musée Grévin perfectionnant ainsi ses tours de magie. En 1888, il dépense toutes ses économies pour l'achat du théâtre Robert Houdin. Grâce à l'utilisation originale des décors mais surtout de la machinerie, Méliès acquiert très rapidement un très grand succès. En 1895, il assiste à la première projection publique du cinématographe Lumière. On raconte qu'il aurait proposé aux frères Lumière d'acheter leur invention contre une forte somme d'argent. Ceux-ci ont refusé, expliquant que le cinématographe n'était en aucun cas un divertissement mais bien une technique scientifique moderne. Dépité, il décide de se fabriquer lui même une caméra. Il retourne en Angleterre où il rencontre P. William Paul. Il convainc ce dernier de lui vendre son projecteur. A l'aide d'un ingénieur, Méliès va transformer cet appareil en caméra et tourne son premier film le 10 juin 1896 à Montreuil, intitulé « Une partie de cartes ». Celui-ci possède les même caractéristiques que les vues Lumière. Lors d'un de ces tournages, sa caméra se bloque. Ne voulant pas gâcher du film inutilement, il la répare et la remet en fonctionnement. Mais les personnages ne sont plus à la même place et certains sont partis. Méliès invente ainsi le premier trucage du cinéma par arrêt de caméra. Méliès fasciné par sa découverte renouvelle de nombreuses fois ce procédé simple qui consiste à l'arrêt de caméra pour permettre la disparition d'un personnage, puis à la reprise du tournage. En mars 1896 il achève la construction du premier studio de cinéma à Montreuil et en 1902, il fonde sa maison de production nommée la "Star-Film". Il tournera ainsi de nombreux films dont le plus célèbre est « Voyage Sur la Lune »(1902). Il utilise presque systématiquement des effets spéciaux. Ses films font, sans publicité, le tour de la planète et Méliès est bientôt mondialement connu. Mais son succès fulgurant aux États-Unis, lui cause ses premiers problèmes. Il doit avant tout faire face aux piratages, aux détournements et même aux vols de ses films qui lui causent une perte d'argent considérable. Son pire ennemi reste cependant Thomas Edison, mais ses combats contre ce dernier ne le mènent à rien. La concurrence de Pathé et de Gaumont se fait sentir de plus en plus forte. En 1910, les films ne sont plus vendus mais simplement loués au cinéma. Méliès va ainsi perdre, en partie, une des clés de sa réussite. Le cinéma évolue et les premiers films burlesques sont tournés. Mais Méliès s'entête à créer toujours le même type de film. En 1911, il ferme sa succursale aux États-Unis qui lui permettait, depuis neuf ans, de faire respecter ses droits d'auteur. La même année, il s'associe avec Pathé, c'est à dire que cette société produit désormais ses films. En 1913, Méliès cesse toute activité cinématographique. Il se retrouve seul après le décès de sa femme et son capital est bloqué à la banque tant que son fils est mineur. Le théâtre Robert-Houdin est fermé à l'aube de la première guerre mondiale et Méliès se retrouve ainsi sans emploi. Il transforme son studio de Montreuil en théâtre où il fait jouer ses enfants et petits-enfants. Il écrit des pièces et crée lui-même les décors. Mais lorsque son entreprise devient enfin rentable, un créancier engage des poursuites contre lui et il est contraint de vendre, contre un somme dérisoire, sa propriété de Montreuil sur laquelle est construite le théâtre. Le premier studio du monde fut détruit en
1947 et les caisses contenant les chef d'oeuvres de Méliès furent vendues à des forains, qui les perdirent ou les détruisirent progressivement. Méliès, dans un excès de colère, brûla une partie de ses oeuvres. A 64 ans, abandonné de ses enfants et ne sachant que faire, il rejoint sa première actrice, Jehanne D'alcy, qui tient une boutique de jeu près de la gare Montparnasse et l'épouse le 10 décembre 1925. Un jour, il rencontre Léon Druhot qui avait entendu quelqu'un l'appeler "Monsieur Méliès". Il lui demande : "Seriez-vous parent avec Georges Méliès qui faisait du cinéma avant-guerre ?" Méliès répond que c'est lui-même. Ce passionné de cinéma replacera Méliès à sa juste valeur, rappelant au générations suivantes qu'il était l'inventeur du cinéma populaire. La mutuelle du cinéma lui a permis de terminer décemment sa vie dans son château d'Orly où il rencontre de jeunes cinéastes comme Langlois et Franju. Il meurt d'un cancer, le 21 janvier 1938, après avoir réalisé plus de 500 films. Méliès se situe aujourd'hui à la deuxième place dans la chronologie du Cinéma après les frères Lumière.
Texte tiré du site http://analysefilmique.free.fr/prehisto/melies.php
Voir aussi http://sfstory.free.fr/films/melies.html
ou http://www.magiefrance.com/home.html
ou encore http://www.ac-nancy-metz.fr/cinemav/fx/fxm.htm
MENDES France (Rue Pierre)
Pierre Mendès-France est né à Paris, le 11 janvier 1907. En 1927, il devient le plus jeune avocat de France. Aux élections de 1932, il est élu député de l'Eure ; il est le plus jeune député de France. Son premier grand discours économique à la Chambre des députés en 1934, lui vaut l'approbation publique de Léon Blum. L'année suivante, il est élu maire de Louviers. Après sa réélection comme député en 1936, Mendès-France est le seul à voter contre la participation de la France aux Jeux olympiques de Berlin. Pierre Mendès-France soutient le Front populaire, mais il est en désaccord sur la politique monétaire et la non-intervention dans la guerre d'Espagne. Il devient le plus jeune sous-secrétaire d'Etat au Trésor dans le deuxième gouvernement Blum du Front populaire en 1938. La guerre éclate en 1939 et Pierre Mendès-France est nommé lieutenant de réserve dans l'aviation au Levant. Il ne parvient pas à être affecté dans une unité combattante. Il est arrêté à Casablanca en 1940 et incarcéré à Clermont-Ferrand pour désertion. Il est condamné en 1941 à six ans de prison, mais il s'évade. Il vit pendant quelques mois dans la clandestinité ; enfin il rejoint De Gaulle à Londres. Choisi comme commissaire aux Finances du Comité français de libération nationale en 1943, il élabore le plan de redressement de l'économie française. La période1946-1951 est pour lui le moment où il s'éloigne de la politique. Il travaille au sein de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), au Conseil économique et social de l'O.N.U., puis au FMI. Au début des années 50, il retrouve son siège de député de l'Eure. Cette nouvelle situation lui permet de commencer à intervenir au Parlement contre la guerre en Indochine. En 1953 il manque de peu l'investiture comme président du Conseil ; il est élu président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Il est investit dans la nuit du 17 au 18 juin 1954 à la Présidence du Conseil ; Il prend en charge également le ministère des Affaires étrangères. Pour lui, l'action gouvernementale se conçoit dans un contrat avec la Nation. La réforme, dans la conjoncture d'alors, passe par la décolonisation. En outre, Mendès-France inaugure une nouvelle forme de dialogue avec les Français. Il leur parle, simplement. Tous les samedis, il intervient sur les ondes. Il parvient à signer à Genève les accords sur la fin de la guerre en Indochine en juillet 1954. Dans la foulée, il tente de résoudre la crise qui se fait jour en Afrique du Nord et proclame l'autonomie interne de la Tunisie. En revanche, dans le cadre de la construction européenne, il se heurte à l'opposition des gaullistes et des communistes et ne parvient pas à faire adopter le projet de Communauté européenne de Défense (C.E.D). C'est encore lui, qui amorce la réconciliation avec l'Allemagne en rencontrant Konrad Adenauer. Mais, depuis la Toussaint 1954, la guerre d'Algérie empoisonne le climat politique. Le 5 février 1955, l'Assemblée nationale refuse sa confiance à PMF qui démissionne. Mendès-France est élu premier vice-président du Parti radical, il tente de le régénérer et mène campagne pour le Front républicain formé par Guy Mollet en 1956. Il entre dans ce gouvernement, mais il en démissionne à cause de la politique menée en Algérie. L'année suivante, il démissionne aussi de la direction du Parti radical. Il condamne également les conditions de la prise du pouvoir par De Gaulle. En 1958. Battu aux élections législatives dans l'Eure, il abandonne ses mandats de maire et de conseiller général et se consacre à la réflexion politique. Il adhère au Parti socialiste autonome (PSA), qui fusionne bientôt dans le PSU. C'est l'époque à la quelle il publie « La République moderne ». En 1965, Mendès-France soutient François Mitterrand lors des élections présidentielles et deux ans plus tard, il est élu député de Grenoble. La révolte de 1968 le porte à nouveau au premier plan comme un homme providentiel. Mais, lors des élections, il perd son siège de député de Grenoble et quitte le PSU. Les années70 le voient réduire son activité pour des raisons de santé. Il a 66 ans, quand il publie « Science économique et lucidité politique ». Il écrit encore « Choisir » l'année d'après. Dès lors, PMF soutient les candidatures de François Mitterrand en 1974 et en 1981. Il s'engage pour la paix au Proche-Orient comme médiateur avec Nahum Goldman notamment, en organisant des rencontres entre Israéliens et Palestiniens. Il s'éteint à sa table de travail le 18 octobre 1982. Tout le pays lui rend hommage par des funérailles nationales. Texte tiré du site : http://www.ac-versailles.fr/ Voir aussi http://www.pierremendesfrance.asso.fr/
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MENIER (Square Georges)

(ci-contre : Georges Menier - au centre - entouré de ses quatre fils)
Né le 19 avril 1880. Fils aîné de Gaston Menier, petit-fils d’Emile Justin Menier, le fondateur de la chocolaterie. Il s’occupe peu des affaires familiales, préférant de loin le théâtre et son univers. Son mariage avec Simone Legrand, en décembre 1903, va quand même faire date dans l’histoire de la chocolaterie puisque le banquet se déroule dans la grange de la Ferme du Buisson et qu’y participent plus de … 2500 personnes, toutes travaillant à l’usine ou dans les domaines. Georges Menier meurt en 1933, un an avant son père.
Anecdote : Les habitations du square Georges Menier ne sont accessibles qu’en passant par les rues de Noisiel. C’est donc, tout à fait logiquement, que vers la fin des années 1980, la municipalité de Noisiel a demandé à celle de Torcy de bien vouloir accepter une modification des limites communales. Les élus torcéens ont donc demandé aux habitants de ce secteur s’ils souhaitaient, ou non, être rattachés à Noisiel. A une écrasante majorité, ils ont choisi de rester torcéens.Pour en savoir plus sur la chocolaterie : http://perso.wanadoo.fr/pone.lateb/
ou http://jacques.vouillot.free.fr/ Voir aussi deux ouvrages : « Noisiel, la chocolaterie Menier » Edité par l’Association pour le Patrimoine d’Ile de France, 1994 et « Noisiel et ses environs » d’Anne Barbara Lacroix – Editions Sutton 2003
Tourisme et découverte : http://www.vpah.culture.fr/vpah/villes/noisiel.htm
MESSE (Chemin de la)
En bas du chemin de la Messe, l’usine élévatrice des eaux de la Marne. Carte postale de 1903)
Aucune origine religieuse dans cette déno-mination. La messe dont il est question ici est un dérivé du latin « messis » désignant une récolte au sens large du terme. On retrouve cette racine dans « moisson ». La « messe » couvre en réalité tout ce qui peut se récolter après culture, c’est à dire aussi bien des céréales que du raisin. Le « chemin de la messe » concerne ce dernier cas puisqu’il dessert jusqu’à la seconde guerre mondiale le coteau dominant la Marne et planté en vignes. Une vigne dont, le moment venu, il faut surveiller le mûrissement et « l’intégrité », ce qui conduit le Conseil Municipal à désigner, chaque année, des « gardes messiers » comme ailleurs on nomme des « gardes chasse ». Anecdote : Jusque dans les années 1970, le « chemin rural de la messe » allait jusqu’à la « place du jeu de paume ». Sa dernière partie entre le cimetière et la place va être renommée en « rue de la paix », ce qui va donner naissance à une rumeur aussi étrange qu’infondée.
METIERS (Rue des)
Nom parfaitement adapté à une voie de zone industrielle. On peut penser que le terme « métiers » est le terme général désignant un savoir faire professionnel. Néanmoins, la proximité de la rue avec celle des Tisserands peut aussi laisser croire que les « métiers » en question sont des machines à fabriquer les tissus
MICHEL (Groupe Scolaire Louise)
Née en 1830 dans la Haute-Marne, fille d’un châtelain et de sa servante, Louise Michel grandit au château de ses grands-parents. Elle y reçoit une éducation libérale et une bonne instruction dans une ambiance voltairienne, qui lui permettent d’obtenir son brevet de capacité : la voilà institutrice. Mais elle refuse de prêter serment à l’empereur et ouvre alors une école privée en 1853. En 1855, elle enseigne dans une institution de la rue du Château-d’Eau. Elle écrit des poèmes, collabore à des journaux d’opposition, fréquente les réunions publiques. En novembre 1870, elle est présidente du Comité de vigilance républicain du XVIIIe arrondissement. Pendant la commune, elle est garde au 61e bataillon, ambulancière, et elle anime le Club de la révolution, tout en se montrant très préoccupée de questions d’éducation et de pédagogie. Dans la nuit du 17 au 18 mars, les troupes du général Vinoy reçoivent l’ordre de reprendre les canons des Parisiens. Le comité de vigilance du XVIIIe arrondissement, que dirigent Ferré et Louise Michel, monte à l’assaut de la butte Montmartre. Et l’on voit alors d’étonnantes manifestations : femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats, qui fraternisent avec la foule joyeuse et pacifique. Louise Michel comme son ami Ferré sont de ceux qui pensent qu'il faut en finir maintenant avec le gouvernement de Versailles, ils veulent poursuivre l'offensive sur Versailles pour arrêter le gouvernement et Thiers, ils ne sont pas écoutés. Thiers n'a alors que peu de troupes à opposer à la commune, cela ne durera pas , l'occasion est manquée. Louise Michel fait partie de la franche des communards la plus révolutionnaire. Volontaire pour se rendre seule à Versailles afin de tuer Thiers, la presse bourgeoise la surnomme alors la Louve Rouge. Faite prisonnière lors de l'écrasement de la commune, elle assiste aux exécutions, comme femme elle échappe à la peine de mort. Elle est condamnée le 16 décembre 1871 à la déportation dans une enceinte fortifiée. Ayant vu mourir tout ses amis et surtout Ferré, elle réclame la mort au tribunal. Arrivée en Nouvelle-Calédonie en 1873, Louise Michel date de cette époque son adhésion à l’anarchie, fidèle alors a son idéal, elle doit subir les injustices de ses gardes et de l'administration, elle s’emploie, malgré cela, à l’instruction des Canaques et les soutient dans leur révolte contre les colons. Après l’amnistie de 1880, son retour à Paris est triomphal. Figure légendaire du mouvement ouvrier, porte-drapeau de l’anarchisme, elle fait se déplacer les foules. À la suite de la manifestation contre le chômage de Paris (1883), elle est condamnée à six ans de prison pour pillage. Devant le tribunal, elle utilise le banc des accusés comme une tribune politique. Dans ses prises de paroles elle essaye à chaque fois de mettre en accusation l'état bourgeois. De 1890 à 1895, Louise Michel est à Londres, où elle gère une école libertaire. Rentrée en France, elle reprend ses tournées de propagande. Elle meurt au cours de l’une d’elles à Marseille. Ses funérailles donnent lieu à une énorme manifestation, et tous les ans jusqu’en 1916 un cortège se rendra sur sa tombe.
Texte tiré du site : http://www.chez.com/durru/lmichel/louisemichel.htm
MIRABEAU (Allée)
Né à Le Bignon, aujourd’hui Le Bignon-Mirabeau dans le Loiret en 1749, mort à Paris en 1791, Mirabeau est issu d’une famille de la noblesse provençale, d’origine italienne. Son père le traite avec une extrême dureté et le fait plusieurs fois enfermer au fort de Vincennes, et finalement exiler au château de Joux, dans le Jura, d’où il s’enfuit en Hollande avec Sophie de Ruffey, épouse du marquis de Monnier, le président de la cour des comptes de Dole. Mirabeau est condamné à mort par contumace, puis extradé et emprisonné au donjon de Vincennes de 1777 à 1780. Pendant cette détention, il écrit notamment un Essai sur les lettres de cachet et sur les prisons d’État (1780). Dès sa sortie de prison, il entreprend des voyages un peu partout en Europe, à l’occasion pour des missions d’espionnage. Il est chargé d’une mission diplomatique à la cour de Berlin mais ses écrits sur le roi de Prusse Frédéric II provoquent un nouveau scandale. En 1789, il est élu aux États généraux par le Tiers Etat d’Aix-en-Provence. Oui vous l’avez bien lu, Mirabeau, un noble, est élu par les représentants du peuple. Bien que pas très beau, marqué par la petite vérole, Mirabeau doté d’une voix de stentor se montre un très grand orateur : il est populaire dans la France entière. Quand a la noblesse, elle a de bonnes raisons de ne pas avoir voté pour lui, tout semblait indiquer que cet homme , bien que noble était du côté du peuple. Le 17 juin 1789, Mirabeau aide l’abbé Emmanuel Sieyès à transformer les États généraux en Assemblée nationale. Le 23 juin 1789 Mirabeau prend à parti le marquis de Dreux-Brézé, officier venu porter l’ordre du roi de dissoudre l’Assemblée constituante : « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ». Par cette phrase Mirabeau va entrer dans l’Histoire d’une façon fracassante ! Membre d’une loge maçonnique, il défend les droits de liberté de la presse avec la publication de son Courrier de Provence, participe à la rédaction de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et soutient la réquisition des biens du clergé. Partisan d’une monarchie constitutionnelle, il essaye de concilier ses théories avec les principes révolutionnaires, en défendant le droit de veto absolu en faveur du pouvoir royal, allant ainsi à l’encontre du mouvement général de l’Assemblée nationale qui décide un veto suspensif. Il essaye d’accéder au ministère le 7 novembre 1789, une partie de l’Assemblée vote contre lui, une loi interdisant aux députés d’être ministres. Qu’a cela ne tienne, il intrigue auprès de Louis XVI afin de devenir son conseiller. Dès mai 1790 c’est fait, mais il ne sera guère écouté. Malgré ce double jeu et quelques animosités parmi les députés, Mirabeau est élu président de l’Assemblée nationale le 30 janvier 1791. Il ne profite pas longtemps de cette présidence, il meurt le 2 avril 1791. Son décès est ressenti comme un deuil national.Texte tiré du site http://www.histoire-en-ligne.com Voir aussi, de façon plus générale, un intéressant site sur la Révolution Française vue à travers les timbres http://perso.club-internet.fr/gudoyen/revolution
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MITTERRAND (Avenue François)
Né en 1916 à Jarnac (Charente), François Mitterrand est le cinquième d’une famille de huit enfants. C’est en 1934 qu’il débarque à Paris pour y faire ses études. Attiré par la droite nationaliste, il devient un membre actif du mouvement de jeunesse créé par le colonel de La Rocque. Pendant le Front populaire, il fait ses premières armes journalistiques dans l’Écho de Paris, journal viscéralement opposé à la gauche, dans lequel il compare l’ambiance du Quartier latin à une « tour de Babel ». Le 14 juin 1940, durant l’offensive allemande, près de Verdun, il reçoit un éclat d’obus et, après un court séjour à l’hôpital, est fait prisonnier par les Allemands à Lunéville. Envoyé dans un camp de prisonniers, il partage alors la conception politique dominante qui voit dans la défaite de la France la punition de la décadence de la IIIe République. Anti-Allemand, il parvient à s’échapper du stalag après deux tentatives et rejoint Vichy. En mai 1942, il intègre le Commissariat aux prisonniers de guerre où il crée un réseau d’aide aux évadés. Après la reprise en main collaborationniste de ce Commissariat, il en démissionne et s’engage dans la Résistance, où il adopte le pseudonyme de Morland. Décoré de la francisque en 1943, il prétendra toujours avoir accepté cet insigne pour faciliter ses activités dans la clandestinité. Soucieux de faire reconnaître son réseau de Résistance, Mitterrand se rend à Alger de sa propre initiative pour rencontrer le Général de Gaulle (décembre 1943). Anticommuniste, suspicieux à l’égard des gaullistes, Mitterrand, qui passe à juste titre pour modéré, s’impose à la Libération comme une figure de la vie politique. Il prend le contrôle du Commissariat général aux prisonniers de guerre et participe au premier Conseil de gouvernement de la France libérée sous l’autorité du général de Gaulle. En novembre 1946 il se présente dans la Nièvre et est élu député (il le restera jusqu’en 1981) sur un programme de centre droit privilégiant l’anticommunisme, la défense du droit de propriété et de la liberté de l’enseignement. Mitterrand va participer à onze gouvernements sous la IVe République. Membre de l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), petite formation politique où se mêlent modérés, catholiques sociaux et gaullistes, il ne tarde pas à prendre le contrôle de ce parti charnière qui sert souvent d’appoint aux coalitions gouvernementales instables de la IVe République. Ministre de l’Information en 1948, il obtient son premier poste ministériel important en 1950, avec le portefeuille de la France d’outre-mer où il démontre son souci de promouvoir le développement des colonies et de favoriser leur autonomie. En 1953, il est Ministre d’État dans le cabinet Laniel, orienté à droite, puis Ministre de l’Intérieur dans le cabinet de centre-gauche de Pierre Mendès France, personnalité qui exerce sur lui une réelle fascination. Il est alors directement confronté au problème algérien, lorsque l’insurrection commence, en novembre 1954 et adopte une attitude ferme, dont témoigne sa formule, restée célèbre, « l’Algérie c’est la France ». Faisant montre d’une attitude souple et libérale en ce qui concerne l’Afrique et l’Indochine, il tient à assurer la pérennité de l’Algérie française tout en étant prêt à entreprendre des réformes en vue d’assouplir le caractère colonial du système, et de permettre aux Algériens de participer de manière réelle à la vie politique. En 1956, nommé garde des Sceaux, ministre de la Justice, il doit couvrir de son autorité la répression en Algérie, et accepter, en mars 1956, de placer la justice sous l’autorité de l’armée, dans les trois départements algériens. Attaché à l’Algérie française comme l’immense majorité de la classe politique, croyant pouvoir réformer le système colonial, Mitterrand qualifiera lui-même cette attitude d’erronée, quelques années plus tard. Glissant progressivement du centre droit vers le centre gauche avec son parti, l’UDSR, Mitterrand veut accéder à la présidence du Conseil et sent son heure approcher : homme de parti et d’appareil, désormais détesté par une bonne partie de la gauche pour son soutien à la politique de répression algérienne, il voit ses espoirs s’effondrer à la suite des événements du 13 mai 1958 qui précipitent le retour au pouvoir du général de Gaulle. L’avènement de la Ve République fait de Mitterrand un opposant au pouvoir, et détermine son évolution politique vers la gauche. Réagissant violemment à la mise en place d’un régime dont il redoute la dérive vers le présidentialisme, il vote contre l’investiture du général de Gaulle. Redoutable pamphlétaire, l’auteur du célèbre « Coup d’État permanent » (1964) s’impose rapidement comme le leader de l’opposition la plus déterminée à la Ve République. La réforme constitutionnelle de 1962, prévoyant l’élection du président de la République au suffrage universel, lui impose de modifier sa stratégie politique. Ayant compris la nature fondamentalement différente de l’élection dans ses nouvelles modalités, et prévoyant la bipolarisation de la vie politique qu’elle ne manquerait pas d’engendrer, il s’emploie à s’imposer comme le chef de l’opposition et à rassembler la gauche sous son autorité en vue de l’élection de 1965. Il comprend l’im
portance stratégique d’une franche conversion au socialisme. Après le renoncement de Gaston Defferre qui projetait de se présenter, Mitterrand jette toutes ses forces dans la bataille présidentielle et parvient à mettre en ballottage le général de Gaulle. Ce succès inattendu confirme l’assise de celui qui devient le président de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) . À partir de cette époque, la stratégie de conquête du pouvoir appliquée par François Mitterrand consiste à unifier autour de lui l’ensemble de la gauche non communiste et à conclure des accords de désistement avec le Parti communiste, afin de parvenir ultérieurement à l’union de la gauche. En décembre 1965, la FGDS et le PCF signent ainsi un accord électoral qui permet à la gauche d’enregistrer une progression significative aux élections législatives de 1967. Tenu à l’écart par la gauche intellectuelle, Mitterrand vit des heures difficiles en mai 1968. Vilipendé par l’extrême gauche, boudé par l’opinion publique et isolé au sein de la classe politique, il ne comprend pas le sens du mouvement de mai qui marque le début de sa « traversée du désert ». Rescapé de la débâcle de la gauche aux élections législatives de 1968, il n’intervient pas lors de l’élection présidentielle de 1969 qui voit la victoire de Georges Pompidou. Cet échec redonne du crédit à la stratégie de Mitterrand visant à réaliser l’unité de l’opposition. Toujours à la tête de la Convention des institutions républicaines, il comprend que son retour sur le devant de la scène politique passe par la prise de contrôle du Parti socialiste (PS). Nanti de solides appuis (dont celui de Pierre Mauroy, de Gaston Defferre et de Jean-Pierre Chevènement), François Mitterrand s’impose comme premier secrétaire du Parti socialiste lors du congrès d’Épinay en 1971. Devenu chef d’un mouvement politique dont il n’était même pas adhérent la veille, il est porté à sa tête par un puissant courant de rénovation. Le congrès d’Épinay engage le PS sur une voie nouvelle : celle d’une union avec les communistes et les radicaux de gauche, qui trouve sa concrétisation en 1972, avec la signature du programme commun de gouvernement. L’union de la gauche commence à porter ses fruits aux élections législatives de mars 1973 qui voit s’opérer un début de rééquilibrage en termes de représentation parlementaire entre le PCF et le PS, au profit de ce dernier. Cependant, la mort de Georges Pompidou en 1974 oblige Mitterrand à se lancer dans la bataille présidentielle plus tôt qu’il ne l’avait prévu. Candidat de la gauche unie, Mitterrand échoue de peu face à Valéry Giscard d’Estaing. L’union de la gauche prouve encore son efficacité lors des élections municipales de mars 1977. Mais les communistes, inquiets de la montée en puissance du Parti socialiste, rompent l’alliance du programme commun en septembre 1977, ce qui entraîne l’échec de l’opposition aux élections législatives de mars 1978 où, pour la première fois, le score électoral du Parti socialiste dépasse celui du Parti communiste. Candidat à l’élection présidentielle de 1981, Mitterrand exploite la lassitude de l’opinion face au gouvernement de Valéry Giscard d’Estaing et fonde sa campagne sur un programme présentant cent dix propositions pour la France. Le 10 mai 1981, il est élu quatrième président de la Ve République. Se présentant comme l’élu de ce que l’on a appelé le peuple de gauche, bien qu’il ait en fait bénéficié de suffrages venus du centre et même d’une partie de la droite hostile à Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand tient à donner à son élection une « fondation symbolique ». Le 21 mai 1981, jour de son installation à l’Élysée, il se rend à pied au Panthéon où il honore quelques-uns des grands noms associés aux valeurs de la gauche : Jean Jaurès, Jean Moulin et l’anti-esclavagiste Victor Schœlcher. Après la dissolution de l’Assemblée nationale, les socialistes, profitant de l’« état de grâce », obtiennent la majorité absolue au Parlement. Mitterrand se montre fidèle à ses promesses électorales, et engage la France dans une politique de relance économique et de mesures sociales, notamment la hausse du SMIC, l’abaissement de l’âge de la retraite, l’octroi d’une cinquième semaine de congés payés et la baisse de la durée hebdomadaire du travail. Le gouvernement nationalise également plusieurs grands groupes industriels, abolit la peine de mort, tandis que, sur la scène internationale, Mitterrand s’attache à relancer le dialogue Nord-Sud lors du sommet de Cancun. La politique économique des premiers mois, en totale contradiction avec les choix privilégiés par les autres grands pays européens a un effet déstabilisateur sur la monnaie et les grands équilibres économiques. Dès juin 1982, le gouvernement doit instaurer le blocage des prix et des salaires, qui marque le début d’une politique d’austérité. En politique étrangère, Mitterrand se montre un fidèle allié des États-Unis (affaire des euromissiles) et donne, en compagnie du chancelier allemand Helmut Kohl, une nouvelle impulsion à la politique européenne, avec la signature, en 1985, de l’Acte unique européen. La rigueur économique et la hausse continue du chômage ne tardent pas à faire de Mitterrand le président le plus impopulaire de la Ve République. Affaibli par l’échec de sa réforme de l’enseignement privé (projet de loi Savary) et par le mécontentement des ouvriers et des syndicats contre les restructurations industrielles, il ne peut empêcher la défaite de la gauche aux élections législatives de 1986, et Mitterrand doit s’engager dans une expérience institutionnelle inédite de cohabitation avec la nouvelle majorité, guidée par le président du Rassemblement pour la République (RPR), Jacques Chirac, qu’il appelle au poste de Premier ministre. Bien décidé à assumer l’ensemble de ses prérogatives, Mitterrand continue d’intervenir dans le « domaine réservé » du président (défense et diplomatie), défend les « acquis sociaux » de son début de septennat et utilise adroitement les ambiguïtés de la cohabitation pour remonter dans les sondages et affaiblir la droite. Arbitre en même temps qu’acteur, premier personnage de l’État et premier opposant à la politique du gouvernement (par son refus de signer les ordonnances de privatisations, et par son soutien indirect au mouvement étudiant qui déstabilise le gouvernement), Mitterrand réussit la gageure d’apparaître comme l’homme du rassemblement. Candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle de 1988, il l’emporte largement, devenant ainsi le premier président de l’histoire de la Ve République à être réélu au suffrage universel. François Mitterrand débute son second septennat sous le signe d’un socialisme plus modéré, recentré autour d’un programme social-démocrate, éloigné des audaces de 1981. Européen convaincu, il s’engage résolument en faveur de la construction européenne, qui connaît une impulsion décisive avec la signature du traité de Maastricht et la décision de parvenir à la monnaie unique européenne. Il appuie les États-Unis lors de la guerre du Golfe et donne souvent l’impression de se préoccuper plus de politique étrangère que de politique intérieure.
Ses rapports se détériorent avec le Parti socialiste, et Mitterrand ne peut empêcher la défaite de la majorité gouvernementale aux élections législatives de 1993 qui déterminent une seconde expérience de cohabitation. Celle-ci se révèle beaucoup plus apaisée que la première, Mitterrand partageant avec Édouard Balladur, le nouveau Premier ministre, une même conception de la construction européenne et une certaine similitude de tempérament. Il laisse Édouard Balladur poursuivre la politique de privatisations entamée en 1986 et ne s’oppose pas à sa réforme constitutionnelle sur le droit d’asile. La dernière année de sa présidence est particulièrement difficile mais il tient à remplir ses fonctions jusqu’au terme de son mandat. Il s’engage peu dans la campagne présidentielle. Très malade, se tenant en marge de toute vie publique, il meurt des suites de son cancer le 8 janvier 1996. Il est enterré à Jarnac, en Charente, aux côtés de ses parents.
ANECDOTE : cette voie récente (2000) emprunte pour partie les anciens tracés de l’avenue Jacques Prévert (dans sa partie rue de Paris – rue Chèvre) et de la rue de l’Orangerie (dans sa partie rue des Pécheurs – rue Jean Jaurès) Nota : Sans doute est-ce du à sa disparition récente, mais à ce jour il n’existe pas de site « officiel » François Mitterrand. Parmi ceux essayant de présenter l’homme de façon globale (même si ce terme est quelque peu relatif) on peut citer : http://www.elysee.fr/elysee/biofm.htm
MOGOTTE (Passage de la, Rue de la)
Nom provenant d’un lieu-dit situé a peu près au même endroit et qui peut être la déformation de « mont » (ou « mau ») et « gault » ou «gaud », mot gaulois désignant une forêt. Tout ceci pour indiquant une élévation de terrain boisée.
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MONNET (Collège, Gymnase Jean)
Né, en 1888, à Cognac, Jean Monnet renonce à passer la deuxième partie de son baccalauréat et quitte l'école dès l'âge de seize ans, afin de rejoindre l'entreprise de cognac de son père. Il y est chargé de rechercher de nouveaux marchés étrangers, notamment en Amérique du Nord. C'est la Première Guerre mondiale qui le projette sur la scène politique et internationale. En 1914, on lui confie le poste de représentant de la France à Londres dans les comités alliés chargés de la répartition des ressources communes. Il devient, en 1916, délégué au ministère du Ravitaillement. De 1917 à 1918, il prend part à la création du Conseil interallié qui s'occupe de la gestion rationnelle du fret maritime entre les Alliés. Sans doute a-t-il, dès cette période, adopté une vision communautaire de l'Europe. Il pense, en effet, que le Vieux Continent ne pourra maintenir son prestige et son niveau économique qu'à la condition d'une solidarité transnationale. Aussi occupe-t-il les fonctions de premier vice-secrétaire général de la Société des Nations (SDN) de 1919 à 1923, avec pour mission le règlement du différend germano-polonais au sujet de la Haute-Silésie ainsi que le relèvement financier de l'Autriche. Une fois son travail accompli, il retourne au secteur privé, et crée la « Bank of America ». Il travaille également comme conseiller financier auprès de différents pays : réorganisation du chemin de fer chinois, développement économique de pays comme la Roumanie ou la Pologne. En 1938 et 1939, le président du Conseil, Édouard Daladier, lui confie la mission d'acheter des avions de guerre aux États-Unis. En 1939, Jean Monnet est nommé par les gouvernements français et britannique à la tête du Comité de coordination de l'effort de guerre allié, et il est à l'origine du projet d'union franco-britannique. En 1940, Winston Churchill le place à la tête du Conseil franco-britannique des approvisionnements de guerre. Après la capitulation française, bien que sceptique vis-à-vis du mouvement gaulliste, il opte pour la poursuite de la guerre, et participe à l'organisation de l'effort de guerre américain. Il convainc également Churchill d'unifier la politique entre Paris et Londres et est chargé par la Grande-Bretagne de négocier l’achat de matériel de guerre auprès des Américains. Par son activité de conseil auprès des États-Unis, il collabore au « Victory Program » de 1941. Après le débarquement en Afrique du Nord, Franklin D. Roosevelt lui confie la délicate tâche de réconcilier le général de Gaulle et le général Giraud, mais il n'y réussit pas complètement. En juin 1943, Il devient membre du Comité français de libération nationale (CFLN), et il est chargé de l’équipement des troupes de la France libre en matériel américain. Commissaire général au plan de 1947 à 1952, il met au point le premier plan de reconstruction de la France, et concentre les efforts sur la modernisation et l'équipement du pays. Il est donc l'instigateur de la planification à la française. C'est en occupant cette fonction qu'il se persuade de la nécessité d'une unification de l'Europe pour ramener la paix, réconcilier la France et l'Allemagne, et développer l'économie du continent. Ayant rédigé la déclaration faite par Robert Schuman le 3 mai 1950, déclaration dite plan Schuman, il devient le premier président de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) de 1952 à 1955. Souhaitant aller au-delà de la simple union économique, et partisan d'une Europe supranationale, il fonde, en 1955, le Comité d'action pour les États-Unis d'Europe, ou Comité Monnet, qu'il dirige jusqu'à sa dissolution en 1975. Il pousse également à la signature du traité de Rome, qui instaure en 1957 le Marché commun. Jean Monnet a exposé ses vues sur sa conception de l'Europe dans « Les États-Unis d'Europe ont commencé », livre rassemblant ses discours et interventions sur le sujet, ainsi que dans les nombreux rapports publiés par le comité. Ceux-ci traitent notamment du problème posé par la candidature britannique et de l'Union monétaire européenne. Auréolé d'une autorité morale en Europe et en Amérique, ce père de l'Union européenne (UE) a donc joué un rôle essentiel dans les transformations profondes qu’a connues le continent après 1945. Il meurt à Bazoches-sur-Guyonne dans les Yvelines, en 1979. Selon le souhait du président de la République, François Mitterrand, ses cendres ont été transférées au Panthéon en 1998. Voir le site : http://www.jean-monnet.net
Tourisme et découverte : http://www.cg78.fr/culturel/musees/1_musee.htm
MOULIN (Lycée, Avenue Jean)
« Chef de mission d'un courage et d'un esprit de sacrifice exemplaires, a, en personne, établi la liaison entre les Forces Françaises Combattantes et les Mouvements de Résistance en France, en déployant, pour y arriver, une ardeur exceptionnelle». Attribuant à Jean Moulin le 17 octobre 1942 la Croix de la Libération, le Général de Gaulle rendait ainsi un vibrant hommage au sens de l'Etat et au patriotisme intransigeant de celui qui, moins d'un an plus tard, allait entrer dans la légende. Né à Béziers le 20 juin 1899 d'une famille d'universitaires, Jean Moulin devient Préfet de Chartres en juillet 1939. A l'arrivée de l'ennemi en 1940, il veut rejoindre son unité mais le Ministre de l'Intérieur s'y oppose et Jean Moulin reste donc en Eure-et-Loir où il fait face avec courage aux problèmes de l'exode. Frappé, emprisonné, refusant de signer une déclaration rendant injustement responsables d'atrocités des soldats sénégalais, il préfère se trancher la gorge livrant ainsi, au soir du 17 juin 1940, ce que lui-même a appelé «son premier combat». Jean Moulin noue des contacts avec la résistance naissante et dispersée. Il gagne Londres en 1941. Le Général de Gaulle le charge d'effectuer la coordination en zone sud des mouvements en formation. Dans la nuit du nouvel an 1942, il est parachuté près de Salon-de-Provence. Dès lors, il convainc Henri Frénay (Combat), Emmanuel d'Astier de la Vigerie (Libération-Sud), Jean Pierre Lévy (Franc-Tireur) de fondre leurs organisations respectives dans les Mouvements Unis de Résistance (M.U.R.). Il crée les services clandestins communs: atterrissages, parachutages, information et presse, noyautage des administrations publiques. Il s'adjoint secrétariat, agents de liaison, opérateurs-radio, agents instructeurs. Il distribue les fonds, assure les liaisons avec Londres, coordonne les distributions d'armes et devient ainsi, sans en avoir le titre, le véritable chef de la Résistance, d'abord en zone sud puis sur l'ensemble du territoire. De retour (en France) de Londres en février 1943, Jean Moulin préside le Comité National de la Résistance (C.N.R.), lequel montre aux Alliés que l'unanimité de la Résistance est derrière le Général de Gaulle dans le conflit qui l'oppose au gouvernement de Vichy. Victime d'une trahison, il est arrêté à Caluire le 21 juin 1943. Emprisonné au Fort Montluc, Lyon, transféré à Neuilly, puis au siège de la Gestapo, rue Lauriston à Paris, il est atrocement torturé sans jamais livrer un seul secret. Il meurt le 8 juillet 1943, vraisemblablement dans le train qui le conduisait en Allemagne. Les cendres de Jean Moulin, fédérateur de la Résistance, héros national, ont été transportées au Panthéon le 19 décembre 1964.
Anecdote : l’avenue Jean Moulin suit le parcours de l’ancien chemin départemental 128 dit d’Emerainville
Texte tiré du site http://partisans.ifrance.com/partisans/jmoulin.htm
Tourisme et découverte : http://www.paris.fr/musees/memorial/musees/page1mus.html
MOULIN A EAU (Allée du)
Nom en harmonie avec toutes les autres voies de ce quartier consacré à « l’eau ». On peut néanmoins rattacher ce nom à l’histoire de Torcy et à ses quatre moulins à eaux (arche guédon, goudois, douvres et vivier)
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