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sondage - Livre d'or - METEO A TORCY - TORCY VU DE L'ESPACE - E.CARDS - BOUTIQUE - JEUX - CONTACT
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CANTINES (Carrefour des)
 
(dessus G) Le carrefour des 4 chemins avant qu’il ne devienne « des cantines ». Parmi ces cantines, la Maison Mas ou Restaurant de l’Alliance (D) qui n’hesite pas à faire de la publicité sur la rive de Vaires (milieu G). Parmi les autres établissements, l’Hotel ( !!) restaurant Génie (D), le café du Vieux Saule ou le café tabac des Tilleuls (en bas)
 
 
Situé non loin de la Marne, ce « nœud » routier s’est d’abord appelé « carrefour des quatre chemins ». De là, on pouvait soit, remonter vers le village de Torcy par ce qui est devenu aujourd’hui l’avenue de la République, soit se rendre à Vaires en empruntant d’abord le bac de la Maison de l’Ile, ou plus tard, la passerelle située au dessus du premier barrage, soit se diriger vers Lagny, soit, enfin, se rendre au Moulin de Douvres puis à Noisiel en empruntant, dès 1881, la nouvelle route traversant les « pâtis ». Ce n’est qu’au début du 20è siècle, quelques années après la construction du pont sur la Marne, que cette halte obligée du service de correspondance avec la gare de Vaires va progressivement prendre son nom actuel, entérinant ainsi, de fait, la vocation « touristique » de notre commune à travers ses bords de Marne. Une vocation pratiquement née avec l’année 1908, celle où le dimanche est transformé en jour de repos obligatoire. Il n’en faut alors pas plus pour voir chaque fin de semaine, des dizaines de « parisiens », de la capitale ou des faubourgs, débarquer du train à Vaires et se diriger, par l’omnibus pour quelques uns, à pieds pour la plupart, vers Torcy. Cet afflux dominical de population voulant, de Nogent à Lagny, se détendre et respirer le « bon air » va favoriser la création d’établissements destinés à les accueillir comme à les distraire. Cela va être, jusqu’à l’aube de la seconde guerre mondiale, l’âge d’or des « guinguettes ». A Torcy, on va les appeler « cantines », et les unes après les autres, elles vont s’installer le long de la route de Noisiel, offrant aux visiteurs de passage, l’abri de leurs tonnelles, le couvert et parfois le gîte (comme la maison Génie qui avec ses deux chambres meublées se qualifie d’hôtel !). On y boit beaucoup un vin de faible qualité et de production locale, parfois appelé « guinguet » (d’où … guinguette !) ou « petit bleu », en raison des colorants rarement mentionnés sur l’étiquette (quand il y en a une !) et qui laissent trace pendant quelques temps sur la langue. Mais il a une qualité : il est bon marché. Alors peu importe si les mauvaises langues prétendent qu’il est « propre à faire danser les chèvres » ! On peut aussi y manger une bonne platée de friture de goujons ou d’ablettes souvent péchés sur place, une matelote (sorte de « bouillabaisse » faite de carpes, d’anguilles et de goujons), une gibelotte (sauté de lapin) ou, plus simplement, de gigantesques omelettes de toute nature. Au fil des années, les « cantines » les plus dynamiques vont aussi proposer des jeux (du tourniquet à la balançoire – des jeux d’adultes et non d’enfants - en passant par la « grenouille ») comme louer des places de ponton pour la pêche ou bien des canots ou des vélos pour la promenade. Parmi ces établissements conscients que leur chiffre d’affaires passe par le bien être de leurs clients figure celui qui sera une véritable institution locale : le restaurant Pelardy. Pour en savoir plus sur les « guinguettes », voir le site http://www.guinguette.org/
CARAVELLE (Allée de la)
Vient du portugais « caravela ». Autrefois, gros navire de guerre turc, il devient, au fil du temps, un bateau de forme très arrondie, gréé de voiles latines à trois et quatre mats. La caravelle est très utilisée du 13è au 17è siècle, en Italie, Espagne et Portugal. Les plus célèbres d’entre elles, sont «la Santa Maria », la « Pinta » et la « Nina » avec lesquelles Christophe Colomb découvre l’Amérique en 1492.
Anecdote : Dans le domaine aéronautique, « Caravelle » est le nom donné à un bi-réacteur moyen courrier, premier avion à réaction civil construit en France. C’est aussi le nom d’une voiture « Renault ».
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CARTIER (Allée Jacques)
Ce navigateur malouin, découvreur du Canada, est né en 1491 à Saint-Malo. Issu d'une famille aisée de marins. Très jeune, il est engagé comme mousse. Il se marie en 1520 avec Catherine des Granches, elle même issue d'une famille de navigateurs. Matelot puis maître pilote, il est promu capitaine de navire lors d'une visite de François 1er au Mont Saint-Michel. D'après certains historiens, c'est à ce moment que le souverain français aurait été sollicité pour l'accord et le financement nécessaires pour armer deux navires et se lancer à la découverte du "Passage du Nord-Ouest" vers les Indes. Il part de Saint-Malo le 20 Avril 1534 et aborde les côtes de Terre-Neuve le 10 mai. Il explore l'estuaire d'un fleuve qu'il nomme le Saint Laurent puis aborde le Labrador. Il prend possession de cette terre au nom du roi de France et la nomme "Canada" du mot iroquois Kanata qui signifie village. Le 5 septembre 1534, Jacques Cartier est de retour à Saint Malo, où avide de nouvelles aventures à Terre-Neuve, il sollicite, de nouveau, le Roi de France pour former une deuxième expédition. L'année suivante, le 16 mai 1535, il arme une flottille de trois navires, la Grande Hermine (cent tonneaux), la Petite Hermine (soixante tonneaux), et l'Hermérillon (quarante tonneaux), et part pour Terre-Neuve. avec pour mission du roi de "parachever la découverte des terres occidentales". La remontée du Saint Laurent permet d'atteindre le site de "Québec" où l'ancre est jetée. L'exploration est poursuivie avec le plus maniable des navires l'Emerillon. Un lieu baptisé "Mont-Royal" est atteint, il deviendra Montréal. L'hiver est rigoureux et le scorbut fait périr 25 des marins de l'expédition. Au retour, par manque d'équipage, un des navires (la petite Hermine) doit être abandonné. La troisième et dernière mission est sous le commandement à Jean-François de la Roque, Seigneur de Roberval avec qui Jacques Cartier se brouille par la suite. Le 23 mai 1541 Jacques Cartier quitte St-Malo avec cinq bateaux, tandis que Roberval rejoint Honfleur. Entre 1541 et 1542, les premiers colons français qui doivent peupler cette "Nouvelle France" apportée à la Couronne Royale, s'installent le long des berges du Saint Laurent. Jacques Cartier regagne la France sans l’autorisation de Roberval. Pour ceux restés au Canada, les maladies et les mauvaises relations avec les autochtones les obligent, au printemps 1543, à rentrer en France. Jacques Cartier se retire dans sa propriété de Limoëlou à Rothéneuf. Il y jouit alors d'une grande considération et y accueille d'illustres hôtes dont Rabelais. Il meurt en 1557 d'une épidémie de peste qui ravage Saint-Malo et sa région. Texte tiré du site http://netmarine.net/ Voir aussi les sites http://www.cartier.f2s.com/cartier.htm http://www.colba.net/~larouche/compagnons et http://jacquescartier.mooldoo.com/
Tourisme et découverte : http://www.musee-jacques-cartier.com/
CEDRE (Rue du)




En 1834, un convoi transportant des cèdres du Liban à destination du château de Ferrières en brie, en perd trois lors de sa traversée de Torcy. Le propriétaire du terrain à l’angle de la rue de l’Orangerie et de la rue des écuries (ancien nom de la rue du Cèdre, par référence à celles du Château) va immédiatement le planter sur son domaine. L’arbre se plaît aussitôt dans cet endroit humide à souhait puisqu’il en détourne à son seul profit la source voisine de la place Gerfault. Cette facilité d’alimentation va faire que ses racines vont s’étaler en surface, vallonnant un paysage auparavant pratiquement plat. Le cèdre, aujourd’hui régulièrement élagué pour de simples raisons de sécurité, a fait jusqu’à 83 mètres de pourtour et couvert une surface de 425 m2. L’arbre a été classé en 1911 et est, à ce titre, le seul monument historique (privé) de la ville. Une plaque commémorant cet « état » a été apposée, en 1995, sur le mur de la propriété par le Comité des Fêtes. La « rue du cèdre » s’est appelée, jusqu’à la fin des années 1950, « rue des écuries » EN savoir plus sur le cèdre : http://aupieddemonarbre.free.fr/cedre.htm ou http://www.planetenonviolence.org/Le-cedre,-une-legende-orientale,2005-10-23_a274.html
CHALANDS (Allée des)
Peut aussi s’écrire « chalans ». Il s’agit d’un bateau allégé à fond plat servant à transporter les marchandises sur les fleuves et canaux. Le 6 juin 1944, ce sont des bateaux de ce type, improprement appelés « péniches de débarquement », qui vont servir à transporter les troupes des Forces Alliées lors du débarquement sur les plages de Normandie.
Anecdote : Un « chaland » est aussi un vieux terme de français désignant un client. On retrouve ce sens dans « un commerce bien achalandé » voulant dire un commerce « ayant beaucoup de clients » et non pas, comme on le suppose souvent, « ayant beaucoup de produits ».
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CHAPELLE (Rue de la)
Pourquoi donner ce nom à cette rue faisant référence à l’ancienne chapelle, celle existant avant la première église de Torcy ? En effet si elle indique la bonne direction, ce n’est pas pour autant la rue qui permettait d’y accéder, au contraire de la « Grande rue » en bout de laquelle elle se situait.
 
(G) La rue de la Chapelle à l’angle des rues du Cèdre et de la Grande Rue. Le dernier boucher – volailler, Mr Vasseur, a cessé son activité à la fin des années 1980. Aujourd’hui, le bâtiment n’existe plus. (D) La maison, maintenant d’habitation, a d’abord été un café (entrée par les marches) avec une salle de billard en sous sol (entrée sous le volet de droite, on distingue envore sur la façade l’endroit de cette entrée. Anecdote : la maison à gauche de la boucherie et le rez de chaussée de la maison de la photo de droite ont eté respectivement les lieux de naissance et d’enfance puis d’épouse d’une seule et même personne, Madame Denise Poitevin, vice doyenne de Torcy, décédéE à 94 ans en 2004 et dont les souvenirs d’une vie entière passée à Torcy ont permis d’améliorer nombre de rubriques de ce site.
 
(G) La grande maison n’existe plus (elle est maintenant remplacé par le débouché de la nouvelle rue de Girvan). Initialement cette grande demeure bourgeoise a été la résidence secondaire d’un médecin parisien, puis elle a été transformée dans les années 1950 en immeubles d’habitation (pour la petite histoire, c’est dans un appartement du premier étage qu’est né Pascal, le petit fils de Madame Poitevin !) Devenu depuis propriété communale, la derniere « fonction » de l’immeuble a été de servir de lieu de culte à la communauté juive du Val Maubuée. (D) Les deux commerces (café Béguin et coiffeur) n’existent plus. Le premier est devenu une maison d’habitation. Quant au second, après avoir été, entre autres, un pressing, un fleuriste, une permanence politique et, à nouveau, un coiffeur, il est maintenant un café oriental. Plus loin on distingue l’élégant campanile de la maison dont nous avons parlé plus avant. 

(G) La remontée de la rue de la Chapelle par le défilé de chars de la fête communale 1938. (D) Le débouché sur la rue de Paris. Nous sommes dans les années 1960 et la rue de la Chapelle est toujours à double sens, chacun longeant les murs de la maison en triangle qui abritait à l'époque un magasin de chaussures Eram tandis qu aujourd’hui, c'est le siège de l'Agence immobilière de l'Eglise, du cabinet d’assurances GCA et de la société Com'Alors spécialisée dans les produits pour majorettes, twirling et pom pom girls.
CHAPLIN (Rue Charlie)
Les parents de Charles Spencer Chaplin, tous deux artistes de music hall, se séparent avant ses trois ans. Vivant avec sa mère et son demi-frère (son père meurt d'une cirrhose du fois), la plupart du temps dans des conditions d'extrême pauvreté, les deux garçons passent le plus clair de leur petite enfance dans des institutions pour jeunes miséreux. La première apparition de Charlie sur scène date de ses cinq ans lorsque sa mère au cours d'une représentation perdit sa voix. A dix ans, Charles débute sa carrière professionnelle dans une troupe d'enfants danseurs de claquettes, "Les huits gars du Lancashire". Pendant plusieurs années, il joue le rôle du petit groom Billy dans la pièce " Sherlock Holmes". En 1908, il signe un contrat avec Fred Karno, alors grand imprésasario britannique de spectacles de cabaret, pour être dans sa troupe de théâtre. Après une première tournée aux Etats-Unis, Chaplin s'y installe en 1912. Lors d'une tournée dans les music-halls américains fin 1913, il est remarqué par le producteur Mack Sennett qui l'engage à la Keystone Comedy à Hollywood. Il apparaît très vite sous les traits du personnage mondialement célèbre de Charlot dans un premier film " Charlot est content de lui " de Henry Lehrman. Le vagabond à la démarche de canard envahit alors les écrans, caractérisé par un chapeau melon surplombant une chevelure noire et frisottée, une moustache en mouche sous le nez, une redingote étroite et râpée, un pantalon trop large et usée, des godillots fatigués et immenses, une éternelle badine de jonc à la main. Voulant acquérir plus d'autonomie, il monte en 1918 son propre studio et en 1919, il est le cofondateur avec Douglas Fairbank, Mary Pickford et D.W. Griffith de United Artist (les Artistes Associés), une maison de production indépendante, dont il est membre jusqu'en 1952. Il met en scène plus de 70 films, parmi lesquels " Le Vagabond ", " Le Gosse ", " Le Pelerin ", " La Ruée vers l'or ", " Le Cirque ", " Les Lumières de la ville ". Avec l'avènement du parlant, Chaplin eût des difficultés pour adapter son style, lui qui avait conquis le public grâce à la pantomime. Il faut attendre " Le Dictateur ", pour que Chaplin s'illustre réellement par ses dialogues. Avec " Les Temps modernes " description virulente du travail à la chaîne et Le Dictateur, réquisitoire contre Hitler et les nazis, Charlie Chaplin amorce une nouvelle transition, en donnant à ses films une dimension politique. Dès 1926, la demande de divorce de sa femme Lita Grey, marque le début d'un acharnement qui aboutira, en 1947, à la conférence de presse de " Monsieur Verdoux " (Chaplin, accusé de sympathies communistes par la commission des activités anti-américaines cherche à s'en disculper). J. Edgar Hoover mène contre lui une campagne acharnée, visant à lui faire reconnaître la paternité d'un enfant d'une de ses ex-conquêtes, cela n'arrange pas sa popularité, il s'exile en 1952, et s'installe en Suisse. Son film " Un roi a New York " témoigne de cette période et est une violente condamnation du maccartysme. Son exil met presque un coup d'arrêt à sa carrière (5 ans d'attente entre " Les Lumières de la ville " et " Un roi a New York ", puis 10 entre ce dernier et son dernier film, " La Comtesse de Hong Kong "). Il retourne une fois aux Etats-Unis pour recevoir un Oscar d'honneur en 1972. Il est même anobli par la reine d'Angleterre en 1975. Il poursuivra son activité de scénariste et de musicien jusqu'à sa mort.
Texte tiré du site http://www.allocine.fr Voir aussi une très belle présentation de la carrière de cet acteur sans doute le plus connu au monde sur le site http://education.france5.fr (Allez dans la rubrique "côté profs" et cliquez dans la rubrique "écoles", charlie chaplin)
CHARCOT (Allée Jean-Baptiste)
Fils du célèbre médecin aliéniste Jean-Martin Charcot, c’est le 15 juillet 1867 que naît le jeune Jean-Baptiste. Il a une jeunesse dorée, entre la très libre Ecole Alsacienne et une vie sportive bien remplie par l’aviron, le tir, l’escrime, la lutte et même le championnat de France de Rugby. Jean-Baptiste, féru de Jules Verne, rêve d’être marin. « Faribole ! », tranche le père, « tu feras ta médecine ! » On ne discute pas l’autorité paternelle. Charcot est donc un carabin studieux. En 1896, il épouse Jeanne, petite-fille de Victor Hugo… Les rêves de navigation refont surface dans sa vie. Piètre régatier, sur ses premiers bateaux « le Courlis » puis le « Pourquoi-Pas ? n°1 », il va rapidement se tourner vers des croisières de plus en plus hauturières qui lui permettent d’échapper plusieurs mois par an à son cabinet médical. 1901 sera une année charnière. De sa virée aux Féroé, exceptionnelle pour l’époque, il ramène l’éblouissement pour les pays froids qui ne le quittera plus. A bord du « Pourquoi Pas ? n°2 », il va également s’essayer aux observations cartographiques, hydrologiques, météorologiques et même micro-biologiques. Plus rien ne le retient en France puisque sa femme, qui a horreur de la navigation, vient de demander le divorce pour incompatibilité d’humeur. Suit alors la merveilleuse épopée du «Français». Initialement tournée vers l’Arctique, l’expédition du « Français », faute d’être prête pour l’été, rejoindra finalement la Péninsule Antarctique. Afin de financer ce voyage, Charcot doit déployer acharnement, méthode et charisme. Autant de qualités qu’il développe tout au long du périple. Attentif à ses hommes, dévoué à la science, respectueux de la nature, il réalise un voyage quasi parfait tant du point de vue scientifique qu’humain. Son retour en 1905, après deux ans d’aventures, est un triomphe. La France a renoué avec une tradition polaire oubliée depuis Dumont d’Urville en 1840. Fêté, décoré, écouté, Charcot ne songe pourtant qu’à repartir poursuivre le travail interrompu par l’avarie du «Français». Le second voyage en Antarctique sera l’occasion de la construction du fameux « Pourquoi-Pas ? », qui l’accompagnera toute sa vie. L’expédition du « Pourquoi Pas ? » relève autant du casse-tête financier que la première. Nanti cette fois d’un solide voilier polaire, confortable et pourvu de vrais laboratoires scientifiques et d’une meilleure machine, Charcot descend jusqu’à 70 Sud, explorant les parages de l’île Adélaïde. De retour après deux ans d’absence, il reste insatisfait de n’avoir pu réaliser la totalité de son programme scientifique et de n’avoir pas retrouvé la magie de l’ambiance du premier voyage. Lors de la Première Guerre Mondiale, il est mobilisé comme médecin de marine puis durant deux ans, il est commandant d’un navire-appât pour traquer les sous-marins allemands. Revenu à la vie civile, il poursuit ses missions scientifiques. 1925, prenant prétexte qu’une mission danoise ne répond plus à la T.S.F., il fait mettre le cap sur le Groenland. A nouveau il est fasciné, subjugué par ces navigations hasardeuses. C’est aussi l’occasion de fréquenter les populations Inuits qui le passionnent par leur adaptation à cette nature hostile. Il réussira à monter 9 autres expéditions dans ces parages, dont une partie en compagnie de l’explorateur danois Mikkelsen. En 1934, il dépose au Groenland pour un hivernage un jeune explorateur talentueux : Paul-Émile Victor; la relève est assurée. En 1936, il reprend le chemin du Groenland. Malgré le mauvais temps, on procède à de multiples sondages sous-marins. La chaudière ayant rendu l’âme, le « Pourquoi-Pas ? » regagne l’Islande à la voile pour une courte escale. Le 15 septembre 1936, on se remet en route. Très rapidement, le temps se dégrade. Dans la nuit, le vent et la mer deviennent furieux. Au petit matin, malgré toute l’énergie de l’équipage, c’est le naufrage en moins d’une demi-heure. De la bouche de l’unique rescapé, le timonier Le Gonidec, Charcot, à la passerelle aurait pris le temps de rendre la liberté à sa mouette apprivoisée « Rita ». Il l’aurait ensuite entendu soupirer « Ah, mes pauvres enfants ! ». Le lendemain, les paysans islandais découvrent 23 corps sans vie sur la plage, dont celui du Commandant. 17 autres demeureront à jamais en mer. On célébra des obsèques nationales en présence du Président Lebrun. Mais c’est à Saint-Malo, où les corps furent rapatriés, que s’exprima une véritable ferveur populaire pour cet homme juste, infatigable serviteur de la science. Un homme qui, durant toute sa vie, jusqu’à une mort légendaire, est resté fidèle à son principe de jeunesse : « faire œuvre utile ». Le grand explorateur anglais Scott sut décrire ce caractère par une épithète lapidaire et élogieuse : « Charcot : the Polar gentleman ». Texte tiré du site http://www.pourquoipaslantarctique.com/Charcot/histoireCharcot.asp Voir aussi http://www.transpolair.com/explorateurs/charcot/index.htm ou http://charcot.free.fr
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CHARMETTES (Château, Parc, Square des)

De « Duval » à « Charmettes » (ci dessus), peu de différences si ce n’est un parc commençant à prendre forme. La vue aérienne (ci dessous G) date de la fin des années 1960. Quant à la vue de droite, elle représente une partie des bâtiments du centre aéré que le dernier propriétaire privé des lieux, Air France, avait installé dans le parc.

Cette demeure a été construite vers la fin du 19è siècle sur un lieu-dit dénommé « le grand hôtel »1 qu’un plan d’intendance de 1783 désigne comme étant un corps de bâtiment ressemblant à celui d’une ferme. Un usage confirmé par un document conservé aux Archives Nationales faisant état, en 1677, des « maison et ferme du grand hôtel sises au village de Torcy en Brie ». Par ailleurs, le dictionnaire topographique Stein et Hubert (1954) précise : « Grand hôtel : ferme détruite sur la commune de Torcy. » Les lieux sont achetés par Alphonse Duval2 qui y fait construire en 1896/1897, une grande maison bourgeoise, rapidement appelée « château » du fait qu’elle est une des trois plus importantes demeures du village. Hors le bâtiment, Alphonse Duval réaménage le terrain en le transformant en parc ordonnancé autour d’allées, pelouses, essences rares3 ou atypiques de nos régions, lieux secrets, rivière4 avec cascade et ponts, grottes et kiosque. Le tout complété par une volière et des serres permettant la culture des végétaux mis en place sur le domaine. En 1910 la propriété est vendue à Monsieur Debraine, puis en 1914 à Auguste Fontaine, riche industriel possédant des distilleries en Indochine et qui fait du parc, un lieu de fêtes somptueuses et colorées. Fait aujourd’hui amusant mais qui, à l’époque, faisait sensation dans ce bourg briard, les jardins et serres étaient entretenues par une vingtaine de jardiniers indochinois. C’est sous les Fontaine que le château deviendra « des Charmettes » et sera agrandi d’une pièce sur l’arrière servant de salle de billard. La crise de 1929 ruine la famille Fontaine, l’obligeant, en 1935, à céder les Charmettes à Stefan Wieder qui les garde jusqu’en 1945. En 1946/1947, et sans que l’on sache s’il en était réellement propriétaire, les lieux sont occupés par Monsieur Harris, Vice Ambassadeur des Etats Unis. De 1947 jusqu’en 1954, le domaine appartient à Mesdames Uguen et Boisseau qui y installent une école de sténo-dactylographes. En 1954, le comité d’entreprise d’Air France reprend les lieux pour les aménager en centre aéré au profit du personnel de la société
(ci-dessus, plan de 1971, représentant – en vert – la propriété Air France. Ce que l’on remarque immé-diatement, c’est l’importance en surface représentée par cette propriété. Au centre, le château. Au dessus, les deux « traits » verticaux sont les serres implantées par les Fonntaine. A leur gauche, en bordure de la route, le logement de la Directrice. Plus bas, à l’angle sud du terrain, les batiments des dépendances et la maison des gardiens).
En 1981, Epamarne rachète le tout pour y aménager la future Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) du centre de Torcy. Le domaine est alors complètement morcelé. Dans la partie « est », la mairie, l’Espace Lino Ventura et des opérations de logements voient le jour. Au nord, à l’emplacement des serres sont construits un hôtel et la Poste. Quant à la limite « sud », les anciens bâtiments des communs, menaçant ruine, sont rasés et remplacés par une grille ouvrant le parc sur l’extérieur. Le château, lui, tombe dans le domaine public communal. Entre 1981 et 1989 il est complètement laissé à l’abandon et sans surveillance. En 1990, la municipalité, dans le cadre d’un contrat co-financé par le Conseil Régional d’Ile de France et le Conseil Général de Seine et Marne, va en assurer la restauration. Celle-ci s’achève en 1994 et l’inauguration officielle du « nouveau domaine » se déroule en Mai 1995 en présence de Mesdames Gaudron et Briquel qui habitèrent les lieux sous les Fontaine. Le château sert aujourd’hui de siège au Syndicat d’initiatives ainsi qu’au Service Jeunesse de la ville. Quant au parc, rétrocédé, dans le cadre des espaces verts communs, au SAN, il a complètement été réaménagé en espace public tout en gardant l’esprit de ses origines.
 

(ci dessus) 3 vues du château et du parc laissés à l’abandon à la fin des années 1980. (en dessous) 4 vues du parc actuel (de gauche à droite et de haut en bas) La cascade au pied de la tour avec le début de la rivière, le château vu de la mairie (avec au premier plan – à coté de la pierre qui a perdu sa plaque commémorative – le gingko bilobab, arbre offert par le Conseil Général de Seine et Marne et planté le 14 juillet 1989 pour commémorer le bicentenaire de la Révolution Française), l'extrémité "est" du parc en bordure de la Promenade des Droits de l'Homme et, enfin la rivière.
  
1 Pourquoi « grand hôtel » ? Est-ce parce que la ferme située le long de l’actuelle rue principale a servi d’auberge ou de table d’hôtes ? Le doute est permis sur cette explication. D’une part, parce que le lieu-dit est antérieur au 16è siècle, d’autre part parce que la rue de Paris n’est devenue le cœur animé de Torcy qu’au 18è siècle. Jusqu’à cette époque, ce « rôle » est tenu par la Grande Rue. Dans ces conditions à quoi aurait bien pu servir une auberge, certes le long d’une voie royale, mais peu fréquentée et excentrée par rapport au village d’alors ! Dans ces conditions « hôtel » ne signifierait-il pas « hostellerie », synonyme ancien de « hospice », ceci nous ramenant à un bien appartenant à une confrérie religieuse comme par exemple l’abbaye de Saint Maur des Fossés. Cette hypothèse nous semble la plus probable d’autant que lorsque l’on regarde une carte des lieu-dits torcéens, le « grand hôtel » figure au voisinage d’autres (comme par exemple la « cité Saint Pierre ») dont l’appellation rappelle à l’évidence cette filiation religieuse. Anecdote : Hasard et clin d’œil de l’histoire, c’est sur le « grand hôtel » que vont être édifiés l’hôtel des Baladins, l’Hôtel des Postes et l’Hôtel de Ville ! 2 Alphonse Duval Après avoir été conseiller municipal il devient Maire de la Commune entre 1900 et 1908. C’est sous son mandat qu’est réalisé l’éclairage public au gaz de la commune. 3 Essences rares La réhabilitation du Parc a respecté le principe de diversité des essences posé par Alphonse Duval un siècle plus tôt. Ceci fait du parc des Charmettes le second arboretum de référence (après celui du château de Ferrières en Brie) du nord de Seine et Marne. C’est ainsi que le promeneur peut, au fil de sa promenade, découvrir, platanes, charmes, cèdres, érables, hêtres pourpres, tilleuls de hollande, marronniers, séquoias, ifs, houx, peupliers d’Italie, bouleaux blancs et autres ginkgos bilobas. A noter : Le San du Val Maubuée vient de publier une plaquette sur le parc des Charmettes et ses arbres. Intitulé « Ces arbres qui ont une légende » ce livret, bien illustré (chaque spécimen d’arbre étant représenté par une photo authentique), commente d’une manière originale la vie des arbres du Parc. 4 La cascade au pied la tour (à l’est du parc) alimentait, en circuit fermé, une longue rivière artificielle de 250 mètres, traversée par cinq petits ponts, qui serpentait dans tout le domaine et se terminait près du château, au pied de hêtres pourpres. Lors de la restauration du château et du parc, cette rivière, pour des raisons de sécurité, ne fut conservée qu’à moitié. Le reste étant transformé, par l’architecte paysagiste, et par le biais de la plantation d’une trentaine de variétés de fleurs et feuillages vivaces, en « rivières fleurie »
   
(ci dessus) Le château des Charmettes aux 4 saisons (hiver, printemps, été, automne)
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CHATEAU (Allée du)
 (G) plan du château en 1770. Le chemin que l'on voit sur l'arrière du parc et qui descend le long du côteau (à gauche du "Torcy") est l'ancêtre du Chemin de la Messe.(en bas) Le même plan en 1788. La grande différence entre les deux plans est l’amélioration de la « qualité des espaces verts »
Il s’agit d’une voie en rapport avec l’ancien château de Torcy et située approximati-vement à l’entrée du domaine de celui-ci. Le château, en réalité une très belle demeure entourée de magnifiques jardins « à la française » se situait à peu près au milieu de l’actuelle rue de Bellevue. Construit en 1748 par Gaspard Hyacinthe de Caze1 Fermier Général, protégé et allié des Colbert, le domaine et ses dépendances couvraient ce qui est maintenant le quadrilatère « rue de l’orangerie - rue du bel air - avenue de Lingenfeld – rocade ». La vue qui dominait la vallée de la Marne y était selon certains visiteurs, admirable. Les Caze, grâce à leur richesse, étaient de véritables mécènes. Madame Caze2 réputée pour sa beauté, attira à Torcy le Prince de Kaunitz, ambassadeur d’Autriche, amateur de jolies femmes et, surtout, espion (pour le compte de son pays) auprès des puissances financières françaises. La belle sœur du châtelain, la Marquise de Calvison3 avait, en ces lieux et à demeure, une chambre particulière. Elle sera, pendant un temps, la maîtresse attitrée de Louis XV. Anne-Nicolas-Robert de Caze prendra, en 1762, la succession de son père dans les lieux. Amateur d’art et de livres, il saura amener dans la salle de théâtre du château les comédiens de renom de l’époque tel Dugazon4 avec l’épouse duquel il aura une liaison retentissante. Mais ce conseiller-secrétaire du Roi avait un train de vie si fastueux qu’il fera faillite et sera obligé de quitter la Ferme Générale. Quant au domaine il sera cédé en 1781 à Le Carpenterie, Ecuyer de la Reine, avant d’être acquis, en 1792, par le mathé-maticien et astronome, Mathieu Bernard Goudin5 Le dernier propriétaire sera, au tournant du 19è siècle, le Baron de Crouseilhes6 homme politique à la carrière impressionnante. Il vendra le château en 1838 à un spéculateur qui s’empressera de le faire démolir (pour en vendre les matériaux) et d’en morceler les dépen-dances. Aujourd’hui, en dehors de quelques noms de rues évocateurs (rue de la faisanderie, rue de l’orangerie, rue de la garenne, rues des écuries – actuelle rue du cèdre) il ne reste rien de ce patrimoine en dehors d’une partie du parc (ancienne mairie de Maison Blanche) et d’un petit bâtiment ayant servi de chapelle expiatoire (au milieu de la rue de Bellevue).
1Gaspard-Hyacynthe de Caze - Issu d’une famille originaire du midi de la France. Ecuyer, Trésorier des Postes, Intendant de Champagne et Fermier Général, Il était aussi baron de la Bove, Seigneur du grand et petit Juvincourt, Montchâlons, Bouconville, Bièvre, Orgeval, Damary et d’une partie d’Arrancy, Ployart et Mauchamp (presque toutes ces terres se trouvant dans ce qui est aujourd’hui le département de l’Aisne). Il avait pour blason « d’azur, au chevron d’or accompagné de deux losanges de même mis en chef et en pointe d’un lion aussi d’or ». Marié à Henriette Wattelet, il eut 7 enfants dont Louis-Nicolas (mort jeune), Gaspard-Henri, Henriette-Madeleine, Anne-Marie, Charlotte, Anne-Nicolas -Robert et Jean-Louis. 2 Dugazon – Henry Gourgaud, dit Dugazon (1746/1809) était un acteur de théâtre connu appartenant à la Comédie Française où il était spécialisé dans les rôles de valets de comédie. Il épousera en 1776, Louise-Rosalie, dite Rose Lefebvre (1755/1821), cantatrice célèbre de l’époque. Le bonheur sera de très courte durée, chacun des époux se consolant vite ailleurs. D’abord avec une relative discrétion, puis de façon plus ostentatoire en ce qui concerne Madame. La relation avec De Caze sera d’ailleurs si « voyante » que le couple n’y résistera pas. Parallèlement à ses nombreuses aventures, elle poursuivra une carrière musicale de haut niveau en prenant une place si prépondérante dans l’opéra comique qu’elle donnera son nom aux rôles qu’elle créa. C’est ainsi qu’on continue d’appeler « Dugazon » les rôles d’amoureuses et de soubrettes. 3 Madame Caze – A propos de ces réceptions de « beau monde », voici ce qu’en disait – par le biais de ses « Maximes et Pensées » - Nicolas de Chamfort, poète et littérateur de l’époque. « Plusieurs femmes s’élèvent dans le monde au dessus de leur rang, donnent à souper aux grands seigneurs, aux grandes dames, reçoivent des Princes, des Princesses qui doivent cette considération à la galanterie. Ce sont, en quelque sorte, des filles avouées par les honnêtes gens et, chez lesquelles, on va comme en vertu de cette convention tacite, sans que cela signifie quelque chose et tire le moins du monde à conséquence. Telles ont été, de nos jours, Madame B…., Madame Caze et tant d’autres. » 4 Marquise de Calvison - Louis XV était réputé pour ses nombreuses liaisons. Et si l’histoire a retenu le nom de 25 d’entre elles, tant de noble extraction qu’issues du peuple, celui de la Marquise de Calvison n’y figure pas. Aussi est il raisonnable de penser que si elle a eu les faveurs du Roi, celles-ci n’ont certainement pas eu la durée permettant de la qulifier de « maîtresse attitrée » 5 Mathieu Bernard Goudin - (1734/1817) Ce mathématicien et astronome a fait ses études au collège des Jésuites où il fait la connaissance de Dionis du Séjour, destiné, comme lui, à suivre la carrière de la magistrature. Un penchant égal pour les sciences établit entre les deux hommes une amitié qui va durer toute leur vie. A peine sortis du collège, ils publient ensemble les premiers fruits de leurs travaux. Les places que Goudin remplit successivement à la Cour des Aides, au Grand Conseil puis au Parlement ne ralentissent pas son ardeur pour les sciences. Après la mort de Dionis, il se retire dans son château de Torcy où il se consacre à l’astronomie. 6 Baron de Crouseilhes - (1792/1861) De son vrai nom « Marie Jean Pierre Pie Frederic Dombidau de Crouseilhes ». Très tôt son existence va être celle de ces membres de l’aristocratie, aux talents dits « multiples, à la disposition de l’Etat. Avocat général à Paris en 1816, Maître des Requêtes au Conseil d’Etat en 1820, Directeur des Colonies en 1823, Secrétaire Général du Ministère de la Justice en 1824, Conseiller à la Cour de Cassation en 1828, Pair de France en 1845, Député des Basses Pyrennées en 1849, Ministre de l’Instruction Publique et des Cultes en 1851 puis Sénateur en 1852. En dehors du fait qu’à l’époque le Baron de Crouseilhes est certainement un homme influent, l’Histoire ne va retenir de lui que son bref passage au Ministère de l’instruction Publique (six mois) et sa circulaire permettant de normaliser les méthodes disciplinaires au sein des établissements scolaires dont, bon nombre, mettent encore en œuvre des châtiments corporels. Désormais, les seules punitions autorisées sont « les mauvais points, la réprimande, la privation totale ou partielle de récréation, l’exclusion provisoire de l’école et le renvoi définitif. »
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CHAVANNES (Gymnase Guy)
Homme politique seine et marnais (1900/1983). Conseiller Municipal de Torcy en 1929, Adjoint au Maire en 1935, puis Maire en 1941. Son activité résistante pendant la guerre lui vaudra la Croix de Guerre, la Médaille de la Résistance et la Croix du Combattant volontaire de la Résistance. Il sera Conseiller Général de ce qui est alors appelé le Canton de Lagny de 1955 à 1973. En 1958, il deviendra, pour un mandat, le député du secteur. Il abandonnera son poste de Maire de la Ville en 1977 après avoir permis à Torcy d’entrer, sans trop de heurts, dans l’aventure de la Ville Nouvelle. Avant qu’il ne porte le nom de cet ancien élu torcéen, l’équipement s’appelait « Gymnase municipal du Frémoy » Son inauguration fut, en Mai 1967, l’occasion d’une cérémonie comme on n’en voit plus guère de nos jours dans une ville qui, rappelons le, n’avait que 3000 habitants, où « parmi les personnalités officielles on remarquait notamment, Mr Jean Verdier, Préfet de Seine et Marne, Mr Jean Chaussade, Sous Préfet de Meaux, Mr Rabourdin, Député Maire de Chelles, Mr Etienne Dailly, Sénateur, Monsieur Pierre Brun, Président du District, Monsieur Couret, Directeur des Affaires Sociales à la Préfecture, Monsieur Serre, Directeur départemental de la Jeunesse et des Sport, Mr Pierre Crouzet, Président de la Caisse Vieillesse, Monsieur Ferrari, Directeur du Génie Rural, Monsieur Basquelin de la Reconstruction …tous les Maires du Canton, les membres du corps enseignant, les dirigeants des sociétés locales…. A son arrivée, à la Mairie, entre une haie de sapeurs pompiers, Mr le Préfet fut salué par Mr Chavannes, Maire de Torcy. Après la présentation des personnalités présentes, le cortège se forma …. et arriva, par les rues de la Ferme, du Jeu de Paume et Briante, au gymnase magnifiquement décoré et où attendaient, en formations impeccables, les athlètes des sociétés de gymnastique, de football, d’escrime et de basket. Après avoir coupé le ruban symbolique avec les ciseaux que lui présentait la gracieuse Reine de Torcy, Marie-Claude Peutat, le Préfet se fit présenter les formations locales ainsi que leurs moniteurs. Pénétrant à l’intérieur, le cortège put admirer les gracieuses élèves de Mr Delfaut, de la société « France » de Torcy dans des figures fort réussies… puis poursuivant leur visite à l’intérieur sur les tapis disposés au pourtour du plateau d’évolution, tout le monde fut unanime pour constater la conception parfaite des installations, permettant une pratique rationnelle de toutes les disciplines sportives…. Le cortège arriva enfin dans la vaste salle du 1er étage où un vin d’honneur allait être servi… »
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