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BALZAC
(Place Honoré de)
Né à Tours le 20 mai 1799, mort à Paris le 18 août 1850.
Elève médiocre, mais constamment plongé dans des lectures bien au-dessus de son âge, il développe un intérêt précoce pour la philosophie et un véritable génie de l'observation. De 1807 à 1813, il est pensionnaire au Collège oratorien de Vendôme. A partir de 1814, il poursuit ses études dans une pension à Paris, puis à la faculté de Droit. Il fait un stage chez un avoué. Mais, appelé par la vocation littéraire et certain de son propre génie, il s'installe, à vingt ans, dans une mansarde, rue Lesdiguière, et écrit, entre autre, un assez pitoyable « Cromwell » en vers. En 1820, il habite chez ses parents à Villeparisis et y fait la connaissance d'une femme qui a une influence décisive sur sa formation : Mme Laure de Berny, de 22 ans son aînée. Mme de Berny, qu’il surnomme « la Dilesta », éveille lentement et doucement l'artiste, c'est par " ses conseils d'expérience " que Balzac est devenu le vrai Balzac. " Elle a été une mère, une amie, une famille, un ami, un conseil, - déclare-t-il plus tard - Elle a fait l'écrivain, elle a consolé le jeune homme, elle a crée le goût, elle a pleuré comme une sœur, elle a ri, elle est venue tous les jours comme un bienfaisant sommeil endormir les douleurs…sans elle, certes, je serai mort ". Le sentiment, qu'il a, d'avoir trouvé dans cette rencontre l'unique bonheur de sa vie est exprimé dans cette formule devenue depuis immortelle :" Il n'y a que le dernier amour d'une femme qui satisfasse le premier d'un homme ". Il commence à écrire toute une série de romans faciles, historiques ou populaires, seul ou avec la collaboration d'une équipe de fabricants de littérature. Et s’il parlera toujours de ces ouvrages comme " d'une véritable cochonnerie littéraire " (allant jusqu’à refuser de les republier sous son nom), il est certain qu'à cette fabrication " il se fit la main " et qu'ainsi, quand est venu le temps de son œuvre véritable, il était entraîné à la technique romanesque. Ce temps, pourtant, n'est pas encore arrivé. En 1825, Balzac tente d'assurer sa fortune par d'autres moyens : il s'improvise éditeur, fonde une imprimerie, puis une fonderie de caractères (qui, reprise par les enfants de Mme de Berny, va devenir la célèbre fonderie Deberny). Ce sont autant d'échecs cuisants et de faillites, où Balzac compromet les ressources de sa famille, et celles de " la Dilecta ". Jusqu'à la fin de sa vie il traînera le poids des énormes dettes contractées dans ces aventures commerciales. « Les Chouans », en 1829, ouvrent la période de quelques vingt ans, au cours de laquelle Balzac compose, remanie sans cesse, et publie environ 85 romans, longs ou brefs. Cette prodigieuse production littéraire, qui semble dépasser les forces d'un seul homme, ne l'empêche pas de mener une vie mondaine très active, de faire de grands voyages, d'avoir des aventures amoureuses, de tenter sa chance (sans succès) dans la politique et d'échafauder encore les plus extravagantes combinaisons financières. L'écrivain signe désormais " de Balzac ", et les œuvres se succèdent rapidement. Du jour au lendemain il devient un romancier célèbre. Dès lors, s'il rencontre la résistance de la critique et des censeurs patentés, il est lu par toutes les femmes et par un public croissant. « La Peau de chagrin » en 1831, confirme sa célébrité et, tout en composant les ouvrages les plus difficiles qui entreront plus tard dans « Les Etudes philosophiques », Balzac est un peu grisé par sa gloire. C'est l'époque de son dandysme : tilbury et chevaux, domestiques en livrée, canne à pommeau d'argent ciselé (en attendant le pommeau d'or serti de turquoises) il loge personnellement à l'Opéra. La folie de l'ameublement qui lui coûte si cher, apparaît dans son appartement de la rue Cassini, qu'il fait installer somptueusement. Il travaille la nuit, revêtu de son fameux froc blanc en cachemire, la cafetière de porcelaine toujours à portée de la main. Il commence « les Contes drolatiques » où il s'amuse à écrire la langue du XVIè siècle. Il s'est épris depuis peu de la marquise de Castries, qui se joue de lui, le traîne à sa remorque à Aix-les-Bains et à Genève en 1832, puis l'abandonne sèchement. Il s'en venge en écrivant « La Duchesse de Langeais » (1833), « Le Curé de Tours », « Le Colonel Chabert », « Ferragus », « La fille aux yeux d'or », « Le Médecin de campagne », « Eugénie Grandet », c'est à dire des ouvrages très divers évoquant les milieux aristocratiques et petits-bourgeois de Paris et de province développant des thèses politiques et sociales, compliquant à plaisir les intrigues les plus romanesques et cédant parfois au goût des conspirations et des influences occultes. A la fin de 1832, il reçoit une lettre anonyme lui exprimant l'admiration éperdue d'une femme. Il arrive à découvrir l'identité de celle qu'il appelle " l'Etrangère " : la comtesse polonaise Eveline Hanska, avec qui il engage une longue correspondance (418 lettres qui équivalent à ¼ de la Comédie humaine) et qui deviendra, quelques mois avant sa disparition, son épouse. Il la rencontre une première fois, avec son mari, M. Hanski, à Neuchâtel, en Suisse, en septembre 1833, puis passe quelques semaines avec elle, à Genève au début de l'année 1834. Il achève « Séraphita » et « Le père Goriot » (écrit en trois jours et trois nuits !) inaugurant dans ce dernier livre son système des personnages reparaissant de roman en roman, mais sans concevoir encore le plan d'ensemble de « La Comédie Humaine ». En 1836, il publie « Le Lys dans la vallée » et fonde une revue, « La Chronique de Paris », qui va lui coûter cher. Sa situation financière se complique, il est poursuivi par son éditeur, Werdet, et doit vivre caché pour éviter la contrainte par corps. En 1838, paraissent « César Birotteau », « La vieille fille », le début des « Illusions perdues », la première partie de « Splendeurs et misères des courtisanes », ces deux romans majeurs ne seront achevés respectivement qu'en 1843 et 1847. Il fonde à nouveau une revue, la « Revue parisienne », qu'il rédige à lui seul et qui ne dépasse pas le troisième numéro : il y publie deux articles restés célèbres : la critique féroce du « Port-Royal » de Sainte-Beuve, et l'éloge de la « Chartreuse de Parme » de Stendhal. A la fin de 1841, il met sur pied le vaste plan de « La Comédie humaine » et signe un traité avec quatre éditeurs associés pour soutenir l'entreprise. En 1843, il se rend à Saint-Pétersbourg, où il revoit " l'Etrangère ". Désormais il a une idée fixe : épouser Mme Hanska. Il redouble de travail pour lui assurer une existence digne d'elle, tout en faisant appel en plus d'une circonstance à la fortune de l'amie lointaine. Il la rejoint en 1845 à Dresde, l'emmène en Italie, puis à Paris, en Hollande, en Belgique. Sa servante-maîtresse, Louise Breugnot, dite Mme de Brugnol, fait main basse sur les lettres de l'Etrangère et menace Balzac d'un chantage. En 1846, Mme Hanska accouche à Dresde d'un fils mort-né. C'est pour Balzac un coup terrible, dont il ne se relèvera pas. Il a acquis en 1846 une maison rue Fortunée (actuelle rue Balzac) qu'il installe à grand frais pour y recevoir Mme Hanska et se ruine chez les antiquaires. « La Cousine Bette » et « Le cousin Pons » sont achevés cette même année. Ce sont ses dernières grandes œuvres. A partir de cette date, malade, il sent ses facultés créatrices décroître. Il n'en échafaude que plus de projets de romans, et de plus en plus vastes, mais n'en termine aucun. Il échoue aux élections législatives, et, par deux fois, à l'Académie, où il n'obtient que les voix de Lamartine et de Victor Hugo. Sa santé décline rapidement. Au début de 1850, il n'en part pas moins pour Kiev, où il épouse Mme Hanska. De retour à Paris en mai, il est forcé de s’aliter. En juillet, ses souffrances deviennent atroces. Au début d'août, les étouffements commencent. Il entre en agonie le 18. Ce jour-là Victor Hugo est venu le voir, et il a raconté cette dernière visite dans « Choses vues ». Selon la légende, lorsque Honoré de Balzac s'éteignit en 1850, son dernier mot fut pour appeler à son secours Bianchon, le médecin fictif de la Comédie humaine : l'œuvre titanesque avait pris le pas sur le réel. L'enterrement eut lieu le 21 août au cimetière du Père-Lachaise, ce haut lieu de l'œuvre balzacienne d'où le jeune Rastignac avait lancé un défi à Paris : " A nous deux maintenant ". Victor Hugo prononça l'éloge funèbre du romancier, qui est une page magnifique.
Texte adapté de Rosanna Delpiano et tiré du site http://perso.club-internet.fr/delpiano/Balzac.htm
Pour en savoir plus voir aussi le site http://hbalzac.free.fr
Tourisme et découverte : http://www.paris.fr/musees/balzac
BART (Allée Jean)
Né à Dunkerque le 21 octobre 1650, Jean Bart commence à naviguer dès l'âge de 12 ans. Il fait ses premières armes à la mer dans l'escadre hollandaise commandée par Ruyter. A partir de 1672, il navigue en course pour le compte de la France et se révèle comme un virtuose du genre, accumulant plus de 50 prises entre 1674 et 1678. Admis dans la Marine Royale, lieutenant de vaisseau en janvier 1679, il fait une campagne en Méditerranée contre les barbaresques et est promu capitaine de frégate légère en août 1686. Chargé en 1689 avec Forbin de conduire un convoi de Dunkerque à Brest, Jean Bart est fait prisonnier par les Anglais, s'évade et revient à Saint-Malo en traversant la Manche en canot. Capitaine de vaisseau en juin 1689, il met au point une tactique de guerre basée sur l'utilisation de divisions de frégates rapides et maniables, sorte de préfiguration des meutes de sous-marins de la seconde guerre mondiale. L'exploit le plus célèbre du corsaire date de 1694 quand il s'empare aux dépens des hollandais, au large de Texel, d'un énorme convoi de 130 navires chargés de blé. Cette prise, effectuée en période de disette, fait de Jean Bart un héros national et lui vaut ses lettres de noblesse. Chef d'escadre en avril 1697, il commande la Marine à Dunkerque où il meurt le 27 avril 1702. La France a depuis rendu hommage à Jean Bart en donnant son nom à 9 bâtiments de la marine.
Texte tiré du site http://netmarine.net
Voir aussi le site http://perso.wanadoo.fr/jean-bart
En savoir plus sur les corsaires et pirates : http://www.pirates-corsaires.com
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BATEAUX A ROUE (Square des)
Embarcation, généralement à fond plat, navigant sur les fleuves et dont la propulsion est assurée non pas par une hélice mais par une (elle est alors située à l’arrière) ou plusieurs (situées sur les côtés) roues à aubes. Ce genre de bateaux existe un peu partout dans le monde mais leur notoriété est surtout due à ceux qui, au 19è siècle, descendent et remontent le Mississipi.
Anecdote : deux bateaux à roues naviguent sur des eaux de Seine et Marne … à Disneyland Paris.
BATELIERS (Square des)
Nom dérivé de l’ancien français « batel » et de l’anglo-saxon « bat » signifiant « bateau ». Les bateliers sont ceux qui ont pour métier de conduire les bateaux sur les cours d’eau. C’est un terme guère utilisé de nos jours alors que la batellerie (industrie relative au transport, généralement par péniche, sur fleuves, canaux ou rivières) est encore, malgré le développement des transports d’autres natures, très vivante et attachée à ses traditions. A noter qu’au fil du temps, le « batelier » est devenu « marinier » et le fait que cette appellation n’ait aucun rapport avec la mer a donné naissance à l’expression « marin d’eau douce ».
Voir aussi « square des mariniers »
En savoir plus : http://www.pnich.com ou http://site.voila.fr/batellerie/index.jhtml Tourisme et découverte :
http://www.tourisme-pays-redon.com/musee_parc/musee_batellerie_redon.htm ou
http://perso.wanadoo.fr/vexin.fr/AMB/index.htm ou
http://www.pays-de-bergerac.com/tourisme/site_remarquable/musees/batellerie-bergerac
BAUDELAIRE (Rue Charles)
Poète français (1821/1867). C’est en 1839 que Baudelaire commence sa carrière d'écrivain. Il fréquente des hommes de lettres (Nerval, Balzac) et mène à Paris une vie de plaisirs et d'insouciance qui paraît scandaleuse à son beau-père. En 1841, il s'embarque pour un long voyage vers les Indes, mais, pris de nostalgie, il revient au bout de dix mois sans être parvenu à destination. Ce voyage pourtant éveille en lui l'amour de la mer et de l'exotisme qui vont enrichir son inspiration. À son retour, il demande sa part de l'héritage paternel pour vivre comme il l'entend. Il devient un dandy parisien et se lie avec Jeanne Duval, une jeune mulâtresse qui restera sa compagne jusqu'à sa mort, en dépit des crises qui secouent leur liaison. En 1844, sa famille, alarmée par les dépenses du jeune homme qui a alors 23 ans, lui impose un conseil judiciaire qui limite l'argent qu'il peut toucher régulièrement. Désormais, il va vivre misérablement. Baudelaire se consacre d'abord à la critique d'art dont les articles regroupés forment « Les salons ». En 1848, il participe aux émeutes parisiennes et s'enthousiasme pour la Révolution. Mais son engagement est de courte durée. Il revient à la littérature, découvre l'auteur américain Edgar Poe qu'il commence à traduire. Quelques poèmes sont publiés dans différentes revues. La passion que lui inspire une dame du monde, Madame Sabatier, stimule son activité poétique. En 1857 paraissent « Les fleurs du mal ». Le livre est en partie condamné pour «outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs». En dépit de la célébrité qui s'installe, il mène une vie précaire, vivant de traductions et de travaux de commande. Il continue néanmoins à écrire des poèmes utilisant parfois comme stimulants l'opium et le haschich. En 1864, il s'installe en Belgique, résolu à préparer un retour glorieux en France; mais il végète à Bruxelles. Terrassé par une crise cardiaque, il est ramené à Paris. Atteint de paralysie et de troubles du langage, il meurt à l'âge de 46 ans.
Texte tiré du site http://toutelapoesie.com Voir aussi http://www.poetes.com ou http://baudelaire.litteratura.com/?.rub=vie&rub=bio
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BAZARD (Rue)
Cette rue honore la mémoire d’un torcéen qui, au 19è siècle a fait un legs à la commune permettant au « bureau de bienfaisance » de venir en aide, année après année, à des « enfants nécessiteux ». en contrepartie, la municipalité s’engageait à entretenir sa sépulture. On perd trace du legs aux environs de la seconde guerre mondiale et la tombe, que l’on voit toujours au cimetière, n’est plus entretenue depuis bien longtemps. Avant sa dénomination en rue Bazard, cette voie s’appelait simplement « chemin du cimetière (l’ancien) au Jeu de Paume »
BEAUREGARD (Rue)
Vient de deux lieux dits « le Beauregard » et « la voirie du Beauregard ». Le tracé actuel de la rue suit, sur une bonne moitié (à partir du « Cours de l’Arche Guédon ») de son parcours, le tracé que le chemin rural n°2 de même nom avait au 19è siècle. Quant à la dénomination « Beauregard », elle est sans doute l’expression de la caractéristique d’un lieu où nul obstacle naturel ne venait perturber le regard. Difficile de s’imaginer cela aujourd’hui et pourtant c’était encore le cas à la fin des années 1970 !!
BEL AIR (Rue du)
Jusqu’à la construction du quartier de l’Arche Guédon, c’était la dernière rue de Torcy avant Noisiel . C’est d’ailleurs pour cette raison que la rue de Paris finit, non pas au carrefour avec « l’avenue Aragon », mais au niveau de la rue du Bel Air. Le « Cours de l’arche Guédon » ne commençant officiellement qu’au niveau des rues du Bel Air et de Beauregard. Le nom de la rue, relativement récent (dans le milieu des années 1960) et consécutif à la construction des HLM bordant cette voie, ne semble pas avoir d’autre explication que de faire oublier son nom précédent de « rue de l’enfer» ! Un « enfer » qui n’avait pourtant rien à voir avec le diable puis que cela venait d’un lieu dit désignant une terre lourde, difficile à travailler et probablement très chargée en pierres.
BELLEVUE (Impasse de, Rue de)
Vient de « Bellus Visus », dénomination que portait déjà ce lieu à l’époque de saint Louis traduisant sans doute la vue dégagée que l’on avait du voisinage à partir de ce point haut de Torcy. Ne disait-on pas, au milieu du 18è siècle, que du château de Torcy (approximativement situé au milieu de cette rue) on pouvait, « par temps clair, apercevoir les clochers de Saint Denis. »
BELVEDERE (Promenade du)
Appellation directement dérivée d’un terme architectural signifiant que l’on est en présence de constructions établies en un lieu élevé et d’où la vue s’étend au loin.
BIEF (Allée du)
Bien que le nom des rues avoisinantes (toutes en références « fluviales ») laissent supposer que le « bief » dont il est question soit l’acceptation moderne du mot, soit la portion d’un cours d’eau comprise entre deux écluses, on ne peut s’empêcher de remarquer une coïncidence toponymique. Cette voie est en effet située non loin du ru Maubuée, le long duquel, jusqu’en début de 20è siècle, s’élevait le moulin de l’Arche Guédon. Or, dans son sens ancien, « bief », venait de « biez » et désignait le canal de dérivation conduisant les eaux d’une rivière vers un moulin.
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BLUM (Rue Léon)
Homme politique français (1872-1950). Né à Paris, il est reçu à l'École normale supérieure et fait des études de droit. Entré au Conseil d'État en qualité d'auditeur, il publie des travaux de critique littéraire et dramatique. Marqué par l'affaire Dreyfus, qui détermine son entrée en politique, il s'inscrit au parti socialiste en 1899 et est avec Jean Jaurès l'un des fondateurs du journal « l'Humanité ». Député de 1919 à 1928 et de 1929 à 1940, il participe au Congrès de Tours et choisit de rester membre de la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière) contre la minorité communiste. Partisan d'un socialisme réformiste et humaniste, Blum, sans rien renier de l'analyse marxiste, fonde davantage d'espoir sur une transformation progressive de la société que sur la rupture révolutionnaire. Dans les années 1930, marquées par la montée en puissance des régimes autoritaires et des discours nationalistes, il s'engage résolument dans une stratégie d'alliance avec les communistes et les radicaux, qui aboutit à la constitution d'un gouvernement dit de Front populaire (1936). Président du Conseil, Blum entreprend un vaste mouvement de réformes politiques et sociales : la semaine de travail à quarante heures, les premiers congés payés (douze jours ouvrables par an) et la création des conventions collectives. À ces réformes sociales s'ajoutent des réformes économiques et financières. Le gouvernement se heurte toutefois à une série de difficultés économiques, politiques et extérieures qui conduisent Blum à démissionner en juin 1937. Lorsque le gouvernement traverse une nouvelle crise en mars 1938, il est néanmoins rappelé et préside un second gouvernement qui dura seulement un mois. Dans le courant de la même année, ses partisans au sein de la SFIO prennent leurs distances avec le gouvernement de Front populaire d'Édouard Daladier sur la question des accords de Munich signés avec l'Allemagne, l'Italie et la Grande-Bretagne. Après la capitulation de la France devant l'Allemagne en 1940, Blum est arrêté par le gouvernement de Vichy. Il est jugé à Riom avec d'autres responsables de la IIIème République pour avoir causé la défaite militaire de la France, mais les auditions sont la cause d'un tel embarras pour le gouvernement de Vichy que le procès tourne court. Blum est interné puis déporté en Allemagne. Il est libéré par les troupes alliées en mai 1945 et, de retour en France, retrouve la direction de la SFIO. Son autorité politique et morale lui vaut d'être désigné pour négocier la dette de guerre française vis-à-vis des États-Unis. Il est ainsi avec Jean Monnet l'artisan des accords Blum-Byrnes, du nom du secrétaire d'État américain, qui annulent les dettes de guerre de la France et prévoient le versement de prêts sans intérêt. Il dirige un dernier gouvernement provisoire de décembre 1946 à janvier 1947 à qui échoit la charge d'achever la mise en place des institutions de la IVème République naissante. La maladie le tient ensuite à l'écart du pouvoir jusqu'à sa mort en 1950.
Texte tiré du site http://www.proverbes-citations.com
Tourisme et découverte : http://www.cg78.fr/culturel/musees/9_musee.htm
BONDROLLES (Allée des – Impasse des)
Vient d’un lieu-dit à l’origine mystérieuse.. Est-ce la déformation de « bon drôle » (à rapprocher de la « rue du Gai Luron », ancien nom du boulevard Louis Aragon) indiquant une terre ayant appartenue à un homme « bon vivant » ou « simple d’esprit » ? Ou bien, eu égard à la nature humide du sol de Torcy et à la présence de nombreux marécages, cela viendrait-il de « bonde » (trou d’écoulement d’un étang) et de « rouelle » (terme briard décrivant une sente étroite et en pente) ? Cette dernière explication semble devoir être retenue du fait de la situation du lieu-dit qui était en dessous du « vivier » du Couvent.
BOSQUET (Allée du)
Un bosquet est un « petit bois ». La dénomination de cette rue a probablement pour origine le bois qui entourait le domaine de « l’enfer » et qui est, d’autre part, rappelé par la rue du Petit bois.
BOUGAINVILLE (Allée)
Né à Paris en 1729, avocat au Parlement de Paris entré ensuite aux Mousquetaires noirs, mathématicien, il publie un Traité de Calcul Intégral. En 1759 il combat comme capitaine de Dragons au Canada, puis fait campagne en Allemagne avec le grade de colonel. Après la paix, en 1763, il passe dans la Marine comme capitaine de vaisseau. En 1769 la flotte du chevalier de Bougainville, débarque aux Falklands et en prend possession au nom de Louis XV. Mais, devant les violentes protestations des Espagnols qui revendiquent ces îles comme faisant partie de l'Amérique du Sud, il doit leur restituer l'archipel après une négociation qui est favorable à la France. Il compense cet échec en faisant route vers la Chine pour reconnaître l'océan Pacifique à bord de la frégate « La Boudeuse ». Suivant, sans le savoir, la même route que l'Anglais Wallis quelques mois avant, il découvre Tahiti, et laisse une description paradisiaque de ce temple de la nature et de la sensualité appelé « la nouvelle Cythère »1. De retour de cette expédition, l'équipage, décimé par le scorbut, doit son salut à la consommation de rats. On sait de nos jours que le sang de ces rongeurs fixe la vitamine C, ce qui jugula l'épidémie. Bougainville est cependant plus lucide que ses compagnons quant à la vie idyllique de la société polynésienne. Comme chez les Indiens du Canada, il y retrouve guerre, esclavage, et même sacrifices humains. Il demeure très sarcastique dans son journal à propos de Rousseau et des théories de son époque sur le bon sauvage. Ce « voyage autour du monde » est pourtant celui d'un philosophe et de son équipage, éclairés par les lumières du 18è siècle. L'Europe y puise pour 200 ans une utopie du bonheur et la justification de l'idée coloniale Cette expédition est la dernière effectuée par un humaniste : avec Cook vient le temps des spécialistes et des mesures scientifiques du 19è siècle. Diderot lance le débat en annonçant dans son « Supplément au voyage de Bougainville » la déchéance accrue de la société polynésienne avec l'arrivée des Européens, comme l'avait lui même pressenti l'amiral de Bougainville. Promu chef d'escadre en 1779, il participe avec d'Estaing à la guerre d'Indépendance Américaine et joue un rôle prépondérant à la tête d'une division, auprès de de Grasse, lors de la victoire de Cheasapeake. Après la guerre il est nommé vice-amiral et commandant de l'escadre de Brest. Arrêté en 1793 il est sauvé par le 9 thermidor. Sénateur et comte sous l'Empire il meurt à Paris en 1811, à 82 ans !
Texte tiré du site http://netmarine.net
Voir aussi http://www2.ac-lille.fr/hcfq-avion/L-ABougainville/Bougainville.htm
1 Cythère est une ile grecque célèbre pour son sanctuaire dédié à Aphrodite, déesse de l’amour. Elle est le symbole des plaisirs amoureux.
BOULES (Allée des)
Mystère le plus total quant à la raison de l’appellation de cette rue aux confins de la zone industrielle.
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BRASSENS (Groupe Scolaire, Avenue Georges)
Auteur-compositeur et chanteur français (1921/1981). Fils de maçon, il vient à Paris en 1939, peu attiré par la perspective de préparer son baccalauréat. Sans ressources, il est recueilli par Jeanne Planche (qu'il chantera souvent: « La cane de Jeanne », « Chez Jeanne ») chez qui il continue d'habiter longtemps (Jeanne est morte en octobre 1968). Il travaille en usine (Renault), puis est envoyé au S.T.O Il publie en 1942 un recueil de poèmes, « À la venvole ». Après la guerre, il continue à écrire et milite au sein de la Fédération anarchiste (il collabore même au « Libertaire »). C'est Jacques Grello qui le «découvre» en 1952. Il passe alors aux Trois Baudets, à Pacra, et enregistre son premier disque chez Philips (« La Mauvaise réputation », « Le Gorille », etc.). Il publie à la même époque un roman (« La tour des miracles », 1953) et de nouveau des poèmes (« La mauvaise réputation », 1954). Depuis lors, son succès ne cesse de croître, mais il est vrai que sa thématique n'est pas toujours claire. L'anarchisme cependant domine (« Hécatombe », « Le pluriel ») avec le regret du passé, de l'époque de François Villon (« Le moyenâgeux »), l'amitié (« Au bois de mon cœur », « Les Copains d’Abord »). Mais sorti de ces trois idées forces, on ne sait jamais où l'auteur veut en venir et certains de ses textes sont même ambigus: « Les deux oncles » par exemple ont des relents de collaboration qui ne plurent pas à tout le monde. Mais cela aussi fait partie de son univers. Ennemi des étiquettes, des définitions, il chante ce qu'il pense dans l'instant sans que l'on puisse toujours trouver une cohérence d'un texte à l'autre. Athée, il n'arrive pas à se débarrasser du problème de la mort qu'il chante avec une ironie ou un brin de poésie masquant ses inquiétudes (« Le testament », « Les funérailles d'antan », « Supplique pour être enterré à la plage de Sète »). Il met aussi en musique des auteurs «reconnus»: Villon (« La ballade des dames du temps jadis »), Hugo (« Gastibelza »), Francis Jammes (« La prière »), Aragon (« Il n'y a pas d'amour heureux »), etc. Dans tous les cas, il introduit dans ses chansons, et par là même dans la chanson française, une poésie qu'elle avait perdue depuis longtemps, mais une poésie de type classique, celle qui plaît aux professeurs de lettres. Ses musiques ont la réputation de se ressembler toutes, d'être monotones. Qu'on ne s'y trompe pas, sous les accords sobres de sa guitare se cachent tous les genres : java (« Le bistrot »), blues (« Au bois de mon cœur »), et même rock 'n' roll (« Les copains d'abord »). Sa voix n'est pas spécialement «belle» mais sa façon de lâcher les mots, très proche de celle des chanteurs de blues, est difficilement imitable. Le personnage a longtemps retenu l'attention: le verbe cru (voir par exemple « La ronde des jurons », « Le Bulletin de Santé »), l'air bougon, il se crée très vite l'image d'un ours mal léché, d'autant qu'il se refuse toujours à révéler le moindre élément de sa vie privée. Il laisse cependant percer quelques éléments sur ses «copains» (René Fallet, Jean-Pierre Chabrol, etc.), ce qui participe bien de son univers et de son mythe. Plus que son influence sur la jeune chanson (Pierre Perret et bien d'autres), plus que les hommages qu'on lui rend (prix de poésie de l'Académie française 1967, « À Brassens », chanson de Jean Ferrat, etc.), c'est l'image d'un homme simple et sincère qui s'impose et qui restera sans doute.
Texte tiré de « 100 ans de chanson française», de Brunschwig, Calvet et Klein (Les Editions du Seuil - Paris, 1972) et du site http://comnet.ca/~rg/gb.htm
Voir aussi http://www.rfimusique.com/siteFr/biographie/biographie_8894.asp ou
http://georgesbrassens.artistes.universalmusic.fr
BREVE (Allée)
Aucune autre signification que celle due à la petite longueur de cette voie.
BRIANTE (Rue)
Dans les registres municipaux, le nom de cette rue est parfois orthographié « brillante » ou « brillande ». Ceci tendrait à prouver que cette appellation à une origine de simple désignation verbale. Quant à connaître cette origine : Mystère !
BROSSOLETTE (Allée Pierre)
Pierre Brossolette est né le 25 juin 190. Il commence une carrière de journaliste à l'Europe Nouvelle », puis au » Quotidien », au « Progrès Civique », à « Notre Temps », à « Excelsior », à « Marianne », à la « Terre Libre » et au « Populaire ». Militant socialiste, sous-chef de Cabinet de François Piétri, Ministre des Colonies, il est chargé des questions de communication et de presse pendant quelques mois en 1930. Rapidement démissionnaire, il se présente en 1936 aux élections dans l'Aube où il est battu. Léon Blum, en octobre 1936, lui confie la rubrique de politique étrangère à la Radio Nationale. Anti-munichois, violemment attaqué par une partie de la presse, il est révoqué par Daladier en janvier 1939. Démobilisé fin août 1940, l'administration de Vichy refuse sa réintégration dans le corps enseignant en raison de son passé antifasciste. Il achète alors à Paris une librairie qui sert de couverture à ses activités de résistance. Début 1941, par l'intermédiaire d'Agnès Humbert, il entre d‘abord au réseau du Musée de l'Homme puis après le démantèlement de celui-ci, il est ensuite intégré au réseau du colonel Remy, la "Confrérie Notre-Dame". Il prend alors le nom de "Pedro" et signe son engagement aux Forces Françaises Libres le 1er décembre 1941. Il rédige une série de rapports destinés à informer les services français de la radio de Londres. Il prend également des contacts avec les mouvements Libération-Nord et l' Organisation Civile et Militaire (OCM). Le 27 avril 1942, il effectue son premier départ pour Londres. En Angleterre, il rédige plusieurs rapports pour le Bureau Central de Renseignements et d'Action (BCRA) et rencontre à plusieurs reprises le général de Gaulle. Promu chef de bataillon avec le grade de chargé de mission de 2ème classe, il est parachuté au-dessus de Chalon-sur-Saône, le 4 juin. Arrivé à Paris le 7, Brossolette établit des contacts politiques importants. Le 22 septembre, il évoque sur les ondes de la BBC, le rôle des sans-grade de la Résistance, des "soutiers de la gloire". Affecté au BCRA, il devient l'adjoint du Colonel Passy et le 1er octobre 1942, prend la tête de la section opératoire, service chargé de faire le lien entre les résistances extérieure et intérieure A ce titre, il accueille et discute à Londres avec les principaux chefs des mouvements de résistance des deux zones. Le 17 octobre 1942, le général de Gaulle lui décerne la Croix de la Libération avant de le nommer membre du Conseil de l’Ordre de la Libération. Le 12 décembre 1942, le général de Gaulle signe l'ordre de mission "Brumaire" de Pierre Brossolette sous le nom de Philippe Bernier et le nomme chef de mission de 1ère classe. Il atterrit en France dans la nuit du 26 au 27 janvier 1943 pour accomplir la mission "Brumaire-Arquebuse" qui a pour but, en zone nord, de séparer le renseignement de l'action militaire, de procéder à l'inventaire de toutes les forces et de rechercher les cadres d'une administration provisoire pour la Libération. Brossolette établit de nouveaux contacts avec des responsables de la Résistance. Pierre Brossolette et le colonel Passy sont de retour à Londres le 16 avril 1943. Il effectue son dernier départ pour la France le 19 septembre. En novembre 1943, il reçoit l'ordre de revenir à Londres. L'opération Lysander ayant échoué, une nouvelle opération est mise en place, consistant en une évacuation par voie maritime, à partir de la Bretagne. Le 2 février 1944, au soir, Pierre Brossolette, embarque sur un bateau de pêche, le « Jouet des flots », mais celui-ci s'échoue à l'entrée de la Baie d'Audierne, en raison du mauvais temps. Réfugié à Plogoff, chez un résistant local, il est arrêté à Audierne, le lendemain, lors d'un contrôle de routine. Pierre Brossolette est transféré à la prison de Rennes le 5 février, et écroué sous le nom de Boutet. Le 16 mars, il est interrogé et apprend que son identité a été révélée aux Allemands. Il est conduit à Paris le soir même, au 84 avenue Foch, siège de la Gestapo. Torturé, Brossolette ne parle pas. Transféré à Fresnes puis à nouveau avenue Foch, il profite, le 22 mars 1944 d'un moment d'inattention d'un de ses gardiens pour se jeter par la fenêtre du 5ème étage ; très grièvement blessé, il meurt le soir, vers 22 heures, à l'Hôpital de la Pitié. Le 24 mars, son corps est incinéré au Père Lachaise.
Texte tiré du site http://www.ordredelaliberation.fr
Voir aussi http://www.charles-de-gaulle.org
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